Leurre informatique: Lacasse avait une fixation sur la pilosité

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C'est en se personnifiant avec l'image de Batman que Jonathan Lacasse s'affichait sur Facebook pour solliciter ses victimes alléguées avec une fixation concernant leur pilosité.

Spectre Média, Julien Chamberland

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(Sherbrooke) C'est en se personnifiant avec l'image de Batman que Jonathan Lacasse s'affichait sur Facebook pour solliciter ses victimes alléguées avec une fixation concernant leur pilosité.

Jonathan Lacasse, qui est accusé de multiples chefs d'accusation relatifs au leurre informatique d'enfants, est de retour jeudi devant le tribunal au palais de justice de Sherbrooke.

Il a comparu le 25 mai dernier pour être accusé de leurre informatique d'enfant, incitation à des contacts sexuels et d'avoir présenté du matériel sexuellement explicite dans le but de produire de la pornographie juvénile.

Trois adolescents auraient été victimes de Lacasse au fil des mois. Les huit chefs d'accusation situent la période des infractions criminelles alléguées entre le 1er janvier 2015 et le 25 février 2016. Les victimes alléguées sont des adolescents de Sherbrooke, Lévis et Saguenay.

Les motifs au soutien du mandat de perquisition, qui a permis de procéder à l'arrestation de Lacasse, révèlent qu'il aurait approché au moins deux jeunes garçons à Lévis et Saguenay.

C'est la mère d'un adolescent de 13 ans qui a alerté les policiers à la suite d'échanges entre son fils et l'accusé. Lacasse aurait sollicité l'adolescent sur Facebook et Messenger en le questionnant sur sa pilosité. Il lui aurait demandé des photos de ses bras et ses jambes en échange de films gratuits.

Au fil des conversations, Lacasse aurait offert une console Playstation 4 « à bas prix, voire même gratuitement en échange d'envois de photos et vidéos à connotations sexuelles » de la part de la victime. L'accusé aurait demandé à l'adolescent de se raser les bras et les jambes et aurait offert la console de jeux vidéo en échange d'une vidéo sexuellement explicite de la victime.

Lacasse aurait fait parvenir à l'adolescent une photo de son pénis par l'application Snapchat.

En mars 2016, les communications entre les corps de police de Lévis et Saguenay ont permis de faire un lien avec un autre dossier similaire.

À Saguenay, c'est un adolescent de 13 ans qui aurait été la cible de Lacasse en juin 2015. L'accusé aurait demandé à plusieurs reprises à sa victime des vidéos de ses poils de bras et de jambes. Il aurait aussi demandé de faire un vidéo sexuellement explicite.

Toujours selon le document obtenu par La Tribune, les corps policiers municipaux ont confié l'enquête à l'escouade des crimes majeurs de la Sûreté du Québec « car il est possible que Jonathan Lacasse ait fait plusieurs victimes en série partout en province ».

« Pour l'instant, une enquête est toujours en cours dans cette affaire. Son profil personnel correspond à sa véritable identité. Nous invitons les parents d'adolescents à garder un oeil attentif au compte Facebook de leur enfant et de nous signaler toute anomalie particulièrement à des échanges qui pourraient avoir été faits avec un certain Jonathan Lacasse », mentionne la porte-parole de la SQ en Estrie, Aurélie Guindon.

Une visite sur le profil Facebook de Jonathan Lacasse permet de constater que l'individu de 19 ans était très actif sur les médias sociaux en partageant de multiples publications tous les jours.

La procureure aux poursuites criminelles Me Joanny Saint-Pierre s'était objectée à la remise en liberté de l'individu lors de la comparution qui a eu lieu la semaine dernière.

Une perquisition a été réalisée au domicile de Jonathan Lacasse où du matériel informatique a été saisi pour analyse.

Le leurre informatique d'enfant est passible d'une peine de détention minimale de douze mois.

Toute information sur cet individu ou ses agissements peut être communiquée à la Centrale de l'information criminelle de la SQ au 1 800 659-4264 ou à Échec au crime au 1 800 711-1800.

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