Réal Courtemanche débouté en appel

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Yanick Poisson
La Tribune

(VICTORIAVILLE) La Cour d'appel du Québec a rejeté la requête de Réal Courtemanche, qui tentait de faire casser la décision du juge Jacques Trudel de le déclarer délinquant dangereux et de l'emprisonner pour une période de temps indéterminée.

Le Princevillois de 54 ans avait motivé sa demande en prônant que la peine était déraisonnable considérant la faible gravité des crimes commis et en affirmant que l'avocat de l'aide juridique qui l'avait représenté avait fait preuve d'incompétence.

Les deux arguments de Courtemanche n'ont pas tenu la route bien longtemps aux yeux des trois juges de la Cour d'appel qui ont considéré que l'important nombre de condamnations du criminel et la gravité de certaines d'entre elles justifiaient amplement une telle peine. Pour ce qui est de Me Matthieu Poliquin, les points soulevés n'ont pas suffi à faire douter de sa crédibilité.

« Les affirmations de l'appelant au sujet de l'incompétence de l'avocat qui a agi pour lui au procès et à l'audition relative à la détermination de la peine sont toutes infondées et pour la plupart contredites par la transcription des débats et par la preuve nouvelle », confirment les juges Dominique Bélanger, Benoît Morin et Claude Gagnon.

Rappel des faits

Réal Courtemanche a été reconnu coupable d'un impressionnant total de 89 accusations au cours des 34 dernières années. Plusieurs des infractions reprochées sont des crimes contre la personne. Il a fait usage de violence à maintes reprises, étant, entre autres, accusé de voies de fait et de propos menaçants.

Son dernier écart de conduite est l'enlèvement et la séquestration d'une femme de 27 ans à la pointe d'un couteau. L'événement est survenu le 30 juin 2011, dans la cour d'un dépanneur de Princeville.

Selon ce qui a été mis en preuve, l'accusé s'était dissimulé sur la banquette arrière de la voiture de sa victime qui se trouvait dans le dépanneur. Lorsque la jeune femme a repris le volant, Courtemanche, accoutré de lunettes de construction et d'une tuque, a empoigné sa victime et l'a menacée à l'aide d'un couteau, lui demandant de conduire son véhicule jusque dans le parc industriel de Plessisville, la municipalité voisine.

Une fois à destination, l'accusé aurait fait sortir sa victime du véhicule. Après quelques échanges et tentatives d'évasion, cette dernière aurait profité d'une inattention de son agresseur pour se diriger vers un autre véhicule qui passait dans le secteur et s'enfuir. Elle en a été quitte pour des blessures mineures et un choc nerveux.

ypoisson@latribune.qc.ca

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