Quarante mois de prison pour un voleur expérimenté

Cumulant de nombreux antécédents judiciaires, Martin Huard de Sherbrooke a vu... (Archives, La Tribune)

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(SHERBROOKE) Cumulant de nombreux antécédents judiciaires, Martin Huard de Sherbrooke a vu le tribunal lui imposer une peine de 40 mois de prison pour diverses introductions par effraction commises à Sherbrooke.

Huard a été arrêté, puis incarcéré au début avril, après avoir effectué six introductions par effraction dans des résidences.

Le 8 avril dernier, Huard avait visité quatre résidences du secteur Rock Forest. Le lendemain, il avait eu le temps de s'introduire par effraction à deux endroits dans le secteur Ascot avant d'être interpellé par les patrouilleurs du Service de police de Sherbrooke.

L'individu avait été repéré parce qu'il correspondait à la description physique d'un suspect décrit par des témoins.

Il avait alors affirmé aux policiers : « C'est beau, tu m'as eu. C'est moi ».

En interrogatoire, il avait avoué les quatre autres introductions par effraction.

Pour pénétrer dans les domiciles, Martin Huard cassait notamment des fenêtres.

Il cherchait principalement de l'argent et des appareils électroniques pour revente rapide.

Martin Huard était en rechute de sa problématique de consommation de stupéfiants et cherchait à obtenir de l'argent afin d'assouvir sa dépendance.

Devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec, Martin Huard a confessé regretter ses gestes.

Étant donné ses nombreux antécédents judiciaires, dont plusieurs en semblable matière, Martin Huard a pris le chemin du pénitencier. L'individu de 48 ans possède une longue feuille de route criminelle cumulant les accusations et condamnations depuis 1985 dans divers districts judiciaires. Il a notamment écopé d'une peine de six ans de détention au début des années 2000.

La peine pour les gestes récents, a été imposée à la suite d'une suggestion commune de l'avocate de la défense Me Mélissa Gilbert et de la procureure aux poursuites criminelles Me Laïla Belgharras.

Le dossier des accusés reporté en juillet

Remis en liberté sous conditions, les trois individus arrêtés lors de la saisie de drogue réalisée la semaine dernière en Estrie risquent de retourner derrière les barreaux s'ils sont reconnus coupables des crimes qui leur sont reprochés.

Des avis de peine de détention minimale ont été déposés dans les dossiers de Michel Talon, Manuel Denault et Sylvain Veilleux.

La Sûreté du Québec a frappé le 19 mai dernier à Sherbrooke, Stornoway et Cookshire-Eaton pour procéder à l'arrestation des trois suspects.

À ces trois lieux de production, les policiers ont saisi 680 plants de cannabis à divers degrés de maturité, dont plus de 440 plants dans une résidence de la rue Bowen Sud à Sherbrooke.

Lors de la frappe policière, 70 kilos de cocottes de cannabis ainsi que quelques livres de cannabis en vrac prêts à la revente ont été saisis.

Le service des enquêtes sur les crimes majeurs de la SQ a mené cette enquête en partenariat avec l'Escouade régionale mixte Estrie et le Service de police de Sherbrooke.

La frappe policière a aussi permis de saisir trois armes à feu ainsi que quatre véhicules utilisés comme bien infractionnels.

L'enquête a permis d'établir un vol d'électricité dans la grange de Stornoway qui servait de lieu de production.

Sylvain Veilleux, 38 ans de Cookshire-Eaton, Manuel Denault, 31 ans de Sherbrooke, défendus par Me Jean Leblanc, et Michel Talon, 59 ans de Stornoway, défendu par Me Caroline Saint-André de l'aide juridique, ont pu reprendre leur liberté.

Ils sont accusés entre autres de possession de cannabis en vue d'en faire le trafic et production de cannabis dans le but d'en faire le trafic.

Veilleux, qui est accusé d'être la tête dirigeante de ce groupe de producteurs, a dû verser un dépôt de 4000 $ aux greffes du palais de justice de Sherbrooke pour reprendre sa liberté. Les deux autres accusés se sont engagés par un dépôt de 700 $ à respecter leurs conditions de remise en liberté.

Les accusés ne peuvent pas communiquer entre eux et doivent respecter un couvre-feu.

Me Andy Drouin représente le ministère public dans cette affaire.

Le dossier des trois accusés a été reporté au 20 juillet prochain au palais de justice de Sherbrooke.

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