Affaire Theresa Allore: son frère refuse d'abandonner

Theresa Allore a été retrouvée morte à Compton... (Photo fournie)

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Theresa Allore a été retrouvée morte à Compton en 1979.

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(Compton) Près de 40 ans après la mort de sa soeur Theresa Allore, une cégépienne dont le corps avait été découvert dans la rivière Coaticook, à Compton, John Allore continue les recherches dans l'espoir d'élucider ce mystère et d'épingler un coupable.

Vivant aujourd'hui en Caroline du Nord, John Allore est débarqué au Québec vendredi afin de participer à l'émission Poirier enquête. Dans cette série qui sera diffusée sur Historia dès le 1er juin, Claude Poirier replonge dans des affaires criminelles marquantes non résolues, dont l'histoire de Theresa Allore.

John Allore a profité de son passage dans la région pour retourner aux abords de la rivière Coaticook, espérant tomber sur de nouveaux indices. L'homme croit fermement que sa soeur n'est pas décédée d'une surdose de drogues, comme l'a conclu l'enquête policière à l'époque.

Selon lui, Theresa aurait plutôt été la proie d'un tueur en série, qui serait aussi l'auteur des meurtres de deux autres jeunes filles assassinées à la même époque, Louise Camirand et Manon Dubé. Il est d'ailleurs parvenu à faire rouvrir l'enquête de la Sureté du Québec en 2002.

Une battue a été organisée samedi et la scène de crime a été passée au détecteur de métaux. Les recherches se sont poursuivies dimanche matin.

« Nous nous sommes rendus sur le site où Louise Camirand a été trouvée en 1977, à Austin, et sur le site où ma soeur a été trouvée », explique M. Allore.

C'est dans le dépôt à ordures où a été laissé le corps de Louise Camirand que des vêtements semblables à ceux de Theresa Allore ont été aperçus à la fin des années 1970. Ces morceaux de tissu n'ont jamais été trouvés, mais John Allore ne baisse pas les bras.

« C'est comme chercher une aiguille dans une botte de foin, mais ça reste possible », insiste-t-il.

Ce week-end, l'homme dit avoir déniché « plusieurs choses féminines » au dépôt à ordures d'Austin, sans vouloir préciser de quoi il s'agit. « Ces choses peuvent être liées aux meurtres, mais elles peuvent aussi n'être que des déchets, concède-t-il. Nous allons devoir les faire analyser. »

Une question de justice

Rappelons qu'en avril, l'avocat et ancien ministre de la Justice Marc Bellemare a sollicité une rencontre avec le ministre de la Sécurité publique Martin Coiteux au nom des proches de huit femmes assassinées, dont Theresa Allore. Les familles demandent l'accès complet aux dossiers des différents services policiers impliqués.

Un fonds à la mémoire de Theresa Allore a également été créé en 2008 par le Collège Champlain de Lennoxville, où étudiait la jeune femme.

Ce qui pousse John Allore à continuer après toutes ses années? « La justice, répond-il. C'est simplement la bonne chose à faire. Si c'était votre soeur, vous feriez la même chose. Bien sûr, parfois, je me dis que je suis fou d'essayer, mais j'essaie quand même. La police n'a pas fait un bon travail dans son enquête, alors j'en ferai un meilleur. »

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