Une motocycliste accidentée appelle à la prudence

La vie de Sonia Fortier a changé du tout au tout en ce beau soir de septembre... (Photo collaboration spéciale Éric Beaupré)

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Yanick Poisson
La Tribune

(DRUMMONDVILLE) La vie de Sonia Fortier a changé du tout au tout en ce beau soir de septembre 2015. Ce qui devait être une agréable balade en moto s'est transformé en cauchemar pour la Drummondvilloise.

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Sonia Fortier

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«Nous avons décidé, mon conjoint et moi, d'aller faire un petit tour de moto avant le souper. Au moment de rentrer à la maison, je traversais une intersection alors que le véhicule devant moi a décidé de tourner à gauche, me coupant le chemin, puis je ne me souviens plus de rien», raconte-t-elle.

L'impact a été percutant. La victime a été projetée tête première contre le pare-brise de la voiture, puis a littéralement rebondi sur le sol, quelques mètres plus loin. Dans sa chute, Mme Fortier a subi un traumatisme crânien léger, une amnésie partielle et sept fractures au bras gauche. Sa main n'était tout simplement plus au bout de son avant-bras.

«On a dû m'opérer afin de mettre des plaques de métal pour tenir ma main en place. Je ne peux plus tourner mon poignet de gauche à droite, ni tendre la main vers l'avant. Je n'ai plus la force nécessaire pour transporter un chaudron rempli d'eau. Pendant près de deux mois, il a fallu qu'on me lave», explique la motocycliste, démoralisée.

Sportive de nature, Sonia Fortier a ainsi dû abandonner le hockey et le baseball. Ironiquement, le seul sport qu'elle est en mesure de poursuivre est la moto. Puisqu'il ne lui est plus possible d'embrayer, elle a fait l'acquisition d'un bolide à transmission automatique.

«C'est tout ce qui me reste dans la vie, la moto. Comme je n'ai plus trop de souvenirs des circonstances, je n'ai pas gardé de séquelle psychologique de mon accident. Mais c'est sûr que j'ai toujours un petit pincement au coeur lorsque j'approche l'intersection des rues Lemire et St-Pierre», dit-elle.

Six mois après les incidents, Mme Fortier a toujours de la difficulté à expliquer ce qui a pu se produire. Parmi les hypothèses privilégiées, il y a la distraction de l'autre conductrice impliquée. Il se peut également qu'elle ait cru avoir le temps et qu'elle ait sous-estimé la vitesse de la moto.

«Lorsqu'on est en moto, il faut conduire pour les autres, s'assurer que les automobilistes nous ont vus, redoubler de prudence. Si j'avais un conseil à donner aux automobilistes, ce serait de demeurer vigilant et d'attendre lorsqu'on ne sait pas si on a le temps. Les gens ne réalisent pas ce que ça peut avoir comme impact sur une vie», indique-t-elle.

Sonia Fortier doit la vie à son casque. Même si elle n'était sortie que pour une randonnée d'une demi-heure, elle avait pris soin de revêtir l'équipement complet.

«Vu le choc à la tête, je ne serais pas ici pour en parler si j'avais porté un casque plus léger comme un bol. C'est important de revêtir l'équipement adéquat en tout temps», insiste la Drummondvilloise.

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