Tentative de meurtre : Éric Landry libéré sous de sévères conditions

La procureure aux poursuites criminelles Me Marie-Line Ducharme.... (La Tribune, René-Charles Quirion)

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La procureure aux poursuites criminelles Me Marie-Line Ducharme.

La Tribune, René-Charles Quirion

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(SHERBROOKE) Accusé d'une sordide affaire de tentative de meurtre, Éric Landry de Sherbrooke a été remis en liberté sous de sévères conditions par le tribunal.

L'individu de 40 ans aurait attenté à la vie d'une femme en s'introduisant par effraction dans son domicile de l'est de Sherbrooke et vraisemblablement en tentant de l'étrangler.

Landry est accusé de tentative de meurtre, séquestration, d'introduction par effraction, voies de fait et menaces de mort.

Une ordonnance de non-publication empêche d'identifier la victime alléguée.

Dans la nuit du 8 avril dernier, l'individu serait entré par le sous-sol du domicile de la victime. Il aurait surpris la femme dans sa chambre à coucher alors qu'elle dormait en lui mettant du ruban adhésif sur la bouche pour empêcher qu'elle crie. Il aurait tenté de l'attacher avec de la corde, mais la victime alléguée s'est défendue.

Landry aurait répété à de multiples reprises qu'il allait la tuer en tentant de l'étrangler.

«Ces événements constituent un film d'horreur pour la victime présumée. Elle a eu très peur. Elle a cru que sa fin était arrivée. Elle s'est sentie étouffée, alors que l'accusé pesait de plus en plus fort sur sa gorge», a mentionné la juge Claire Desgens de la Cour du Québec en faisant le récit des événements dans sa décision sur remise en liberté.

La juge a rappelé que les gestes allégués de braquage de domicile en pleine nuit étaient extrêmement graves et que les circonstances étaient troublantes. L'accusé avait vraisemblablement un couteau en sa possession, mais il ne s'en est pas servi.

«Ce sont des crimes extrêmement graves, dont certains sont passibles de la prison à perpétuité», a rappelé à la juge Desgens.

C'est l'intervention de l'un des enfants de la victime alléguée qui a raisonné Landry. Avant de prendre la fuite vers Joliette, Landry aurait affirmé regretter les gestes et avoir tenu des propos suicidaires. Il aurait demandé à la victime alléguée de ne pas porter plainte pour ne pas aller en prison.

Landry avait laissé ses deux jeunes enfants seuls à la maison lors des gestes dont il est accusé.

De la corde, du ruban adhésif vraisemblablement avec des cheveux de la victime et des gants de latex ont été trouvés sur Landry lorsqu'il a été arrêté dans Lanaudière.

Après avoir analysé tous les facteurs relatifs à la remise en liberté, les garanties offertes et la jurisprudence applicable, la juge Desgens a accepté de remettre Éric Landry sous de sévères conditions.

«Le risque est assumable en société s'il est bien encadré par des conditions de remise en liberté (...) Le tribunal comprend que la victime alléguée puisse être ébranlée, mais des conditions sévères et restrictives sauront la protéger et la rassurer. Le public bien informé saura aussi comprendre que le filet de sécurité imposé est adéquat», estime la juge Desgens.

En s'adressant à Éric Landry, la juge Desgens lui a mentionné qu'elle mettait sa confiance dans le fait qu'il avait témoigné vouloir respecter chacune des conditions qui lui sont imposées.

«Oui, je comprends madame la juge», a soutenu Landry.

Il devra déposer 2500 $ à titre personnel et par tierce personne pour garantir le respect de ses conditions.

Il devra rester chez sa mère, respecter un couvre-feu entre 22 h et 7 h, ne pas tenter de communiquer avec la victime ou les membres de son entourage, ne pas se trouver à moins de 100 mètres de son domicile ou à son lieu de travail.

Éric Landry devra aussi entreprendre des thérapies au Seuil de l'Estrie, avec un psychologue ou un psychiatre et prendre la médication appropriée.

Les avocats au dossier Me Christian Raymond en défense et Me Marie-Line Ducharme pour le ministère public ont reporté le dossier au 1er juin prochain.

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