Un encadrement serré imposé aux délinquants sexuels

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Situées à proximité d'écoles secondaires et de parcs à Sherbrooke, les maisons de transition l'Étape et La Traverse accueillent des délinquants sexuels soumis à des conditions de ne pas se trouver à proximité de tels endroits où pourraient se trouver des personnes de moins de 16 ans.

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(SHERBROOKE) Situées à proximité d'écoles secondaires et de parcs à Sherbrooke, les maisons de transition l'Étape et La Traverse accueillent des délinquants sexuels soumis à des conditions de ne pas se trouver à proximité de tels endroits où pourraient se trouver des personnes de moins de 16 ans.

La directrice générale du Service d'aide en prévention de la criminalité (SAPC), Annie Morel, confirme qu'à peine dix pour cent des résidents qui suivent des programmes dans ces établissements ont été condamnés à crimes à caractère sexuel, mais assure que le taux de récidive demeure extrêmement faible.

« Je peux vous assurer que ça se déroule bien dans 99,9 pour cent des cas. Nos résidents font l'objet d'un suivi serré. La sécurité du public est notre priorité absolue », soutient Mme Morel.

Annie Morel convient qu'il peut arriver que certaines conditions imposées par le tribunal dans certains cas puissent venir en contradiction avec la situation géographique des deux maisons de transition.

« Nos cas sont gérés avec les services correctionnels. Nous tenons des rencontres mensuelles avec le Service de police de Sherbrooke pour nous assurer que tout se déroule bien et que les conditions de nos pensionnaires sont connues. Il y a un volontariat pour venir faire un séjour en maison de transition. Lorsque nous avons un doute sur la volonté de la personne à respecter ses conditions, il est certain que nous ne la garderons pas », assure Annie Morel.

Elle mentionne que le programme de sept semaines de la maison l'Étape, située à proximité d'un parc et d'une piscine publique, est conçu de façon à ce que les résidents ne soient jamais laissés seuls.

« Lorsque les résidents doivent se rendre à des rencontres, ils sont accompagnés. À l'Étape nous proposons un programme relié à la toxicomanie, dont les problématiques en délinquance sexuelle y sont moins présentes. Pour ce qui est de la maison La Traverse, si les résidents doivent sortir et qu'ils sont soumis à de telles conditions, nous nous assurons que le trajet qu'ils doivent emprunter est direct. Tout est clair et précis. Ils savent que leur liberté est en jeu s'ils ne respectent pas les conditions », assure encore Mme Morel.

Avant le déménagement de la Maison La Traverse sur le plateau Marquette, le SAPC a rencontré les directions et même les parents de certaines écoles secondaires situées à proximité.

Le porte-parole du service de police de Sherbrooke, Martin Carrier, mentionne que les agents de probation doivent s'assurer de ce travail de respecter des conditions des délinquants en réinsertion sociale.

« La situation géographique de ces maisons a été étudiée par les services des probations et correctionnels. Les policiers n'ont pas de directives particulières de tolérance si ces individus se trouvent en bris de conditions. Nous répondons aux plaintes de citoyens à ce sujet si nous en recevons », mentionne le porte-parole du SPS.

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