Le père incestueux refuse l'évaluation sexologique

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Le procureur aux poursuites criminelles, Me Andy Drouin

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(SHERBROOKE) Le père incestueux de Sherbrooke reconnu coupable de six chefs d'accusation en matière sexuelle sur deux de ses filles refuse de se soumettre à une évaluation sexologique avant de recevoir sa peine.

L'individu de 35 ans a été reconnu coupable, vendredi dernier, par un jury d'inceste, agression sexuelle, attouchements sexuels et incitation à des contacts sexuels entre 2005 et 2008 sur sa fille aînée et d'attouchements sexuels et d'incitations à des contacts sexuels entre 2013 et 2014 sur son autre fille.

Devant le refus du délinquant sexuel de se soumettre à une évaluation présentencielle signifiée par son avocate Me Stéphanie Côté, le juge Yves Tardif de la Cour supérieure a reporté, lundi, les observations sur la peine aux 12 et 13 mai.

« L'accusé refuse de participer à une telle évaluation. Il est possible qu'elle soit rédigée, mais elle ne serait pas très utile (...) La deuxième partie de cette évaluation concerne plusieurs réponses qui pourront être trouvées, le cas échéant, en prison », a expliqué le juge Tardif en rejetant la requête de la poursuite pour que le délinquant soit soumis à une évaluation présentencielle.

Me Stéphanie Côté souhaitait faire part des observations sur la peine au juge le plus tôt possible.

« Mon client est détenu depuis 21 mois. Il a hâte que son sort soit réglé. La fourchette des peines possibles est assez large. Il faut regarder le nombre de victimes et les gestes allégués. Il semble qu'un événement n'aurait pas été retenu par le jury. J'ai noté de dix à douze événements. C'est ça qu'il faut regarder. Je vais demander que la détention provisoire soit calculée à temps et demi », analyse Me Stéphanie Côté.

Les procureurs aux poursuites criminelles au dossier, Me Laïla Belgharras et Me Andy Drouin évaluent la possibilité de faire témoigner les deux victimes relativement aux gestes à caractère sexuel à leur endroit par leur père.

« Les victimes pourraient témoigner par écrit ou verbalement devant le tribunal. C'est une question que nous sommes en train d'évaluer », a mentionné au tribunal le procureur aux poursuites criminelles, Me Andy Drouin.

Rappelons que lors du procès devant jury qui s'est déroulé la semaine dernière, les deux victimes ont témoigné avoir subi des gestes de fellation et de sodomie par leur père. La plus vieille des deux victimes soutient avoir subi des sévices sexuels de la part de son père à une dizaine de reprises.

« Ce n'est pas un crime que l'on sentence, mais une personne. Nous aurions pu avoir une image de la personne, quel est son parcours et son risque de récidive avec un rapport présentenciel. La poursuite aurait trouvé utile d'avoir cet éclairage. Mais le juge en a déterminé autrement et nous respectons sa décision. Nous allons faire valoir une recherche de jurisprudence pour savoir quelle sera la peine juste et appropriée dans ce cas-là. Nous allons plaider pour l'imposition d'une peine significative », assure Me Andy Drouin du ministère public.

Des accusations de maltraitance d'enfant sont toujours pendantes devant le tribunal contre l'accusé. Ces accusations conjointes avec la mère de la victime alléguée doivent revenir devant le tribunal en septembre prochain.

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