Le père incestueux reconnu coupable

Me Andy Drouin, qui représente le ministère public... (La Tribune, René-Charles Quirion)

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Me Andy Drouin, qui représente le ministère public dans cette affaire, s'est dit satisfait de la conclusion des jurés, alors que l'avocate de la défense, Me Stéphanie Côté, n'a pas exclu de porter le verdict en appel.

La Tribune, René-Charles Quirion

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(SHERBROOKE) Après plus de 72 heures de délibérations, le jury a reconnu la culpabilité du père accusé d'inceste pour six des huit chefs qui pesaient contre lui. Le verdict est tombé vendredi au Palais de justice de Sherbrooke.

L'accusé de 35 ans, dont l'identité fait l'objet d'une ordonnance de non-publication pour protéger celle des deux victimes, faisait face à huit chefs d'inceste, agression sexuelle, incitation à des contacts sexuels et attouchements sexuels entre 2005 et 2008 ainsi que des attouchements sexuels et incitation à des contacts sexuels entre 2013 et 2014. Les deux victimes sont sa fille, âgée aujourd'hui de 16 ans, et la demi-soeur de celle-ci, âgée de 8 ans.

Dans son verdict, le jury composé de sept femmes et cinq hommes a penché en faveur des victimes, mais a jugé le père non coupable des chefs d'incitation à avoir des contacts sexuels sur un enfant de moins de 16 ans et d'attouchements sur un enfant de moins de 16 ans qui étaient liés à des gestes qui auraient été commis sur l'aînée des victimes entre le 1er mai et le 30 août 2008.

Me Laïla Belgharras et Me Andy Drouin, qui représentent le ministère public dans cette affaire, se sont dits satisfaits de la conclusion des jurés.

«Nous tenons à souligner le travail imparable des jurés tant sur leur écoute que sur leur rigueur. Il s'agit d'un jour important pour les jeunes victimes, mais aussi pour l'administration de la justice, dont la confiance peut être renforcée par une telle décision. La poursuite se réjouit aussi du message positif qu'un tel verdict peut amener à toutes les victimes et toutes les personnes qui pourraient devoir aller jusqu'au bout pour dénoncer», a souligné Me Andy Drouin.

Un rapport sexologique présentenciel de l'accusé a également été demandé par la poursuite au tribunal, ce qui devra faire l'objet de plaidoiries lundi.

Rappelons que l'accusé a été arrêté en 2014 par le Service de police de Sherbrooke (SPS) après que l'une des victimes eut fait part des gestes qu'elle subissait à une amie d'école. L'homme avait été interrogé en 2008 par le SPS à propos de gestes à caractère sexuel sur l'aînée des victimes, mais aucune accusation n'avait été portée à ce moment. Le père nie toujours avoir effectué les gestes dont il est aujourd'hui accusé.

«Mon client dit depuis 2008 qu'il est innocent et il le dit aujourd'hui. Il respecte la décision du jury, qui a pris le jugement au sérieux, mais il nie toujours les faits», a mentionné Me Stéphanie Côté, qui défend l'accusé.

La défense n'a pas exclu de porter le verdict en appel, mais a mentionné qu'il était trop tôt pour en parler. Quant à l'accusé, «il est triste et déçu», au dire de son avocate.

La plus vieille des victimes pourrait être appelée à témoigner de nouveau, cette fois pour faire part des répercussions engendrées par les crimes qu'elle a subis.

Autre procès

En plus des accusations d'inceste,

l'homme devra revenir en cour en compagnie de sa conjointe au cours des prochaines semaines en lien avec de la maltraitance envers leur garçon.

Le couple fait face à des chefs de négligence criminelle ayant causé des lésions corporelles à un enfant, d'omission de fournir les choses essentielles à un enfant, de séquestration et de voies de fait.

Ce dernier a été arrêté à la suite d'une information concernant cette famille en juillet 2014. Les enquêteurs du Service de police de Sherbrooke sont débarqués afin de retirer les enfants de ce milieu familial.

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