Procès pour inceste : le jury veut réentendre les témoignages

Le jury a demandé à réentendre tous les témoignages et les plaidoiries des... (Archives La Tribune, Jessica Garneau)

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(SHERBROOKE) Le jury a demandé à réentendre tous les témoignages et les plaidoiries des avocats faits la semaine dernière au procès du père accusé de gestes à caractère sexuel sur deux de ses filles au palais de justice de Sherbrooke.

Les sept femmes et cinq hommes, qui ont entamé leurs délibérations mardi après-midi, poursuivront leur analyse de la preuve tant qu'ils n'en seront pas arrivés à un verdict unanime hors de tout doute raisonnable.

L'accusé de 35 ans, dont l'identité fait l'objet d'une ordonnance de non-publication pour protéger celles des victimes alléguées, fait face à huit chefs d'inceste, agression sexuelle, incitation à des contacts sexuels et attouchements sexuels entre 2005 et 2008 ainsi que des attouchements sexuels et incitation à des contacts sexuels entre 2013 et 2014.

Le juge Yves Tardif de la Cour supérieure, qui préside le procès, a suggéré au jury de réécouter les témoignages par thématique, soit les deux plaignantes, les trois intervenants qui auraient reçu des confidences, les deux enquêteurs au dossier, le témoignage de l'accusé ainsi que les plaidoiries.

Définition de la force

En début de journée, le juge Tardif a aussi répondu à leur interrogation concernant la définition de la force qui doit être utilisée dans le cas d'une agression sexuelle.

Le juge a expliqué aux jurés que le simple toucher suffisait pour constituer un emploi de la force.

L'épouse de l'accusé, contre qui pèsent des chefs d'accusation reliés à la maltraitance d'enfant, a passé la journée au palais de justice de Sherbrooke, en attendant le verdict de l'accusé qui est détenu depuis bientôt deux ans.

Le couple a été arrêté à la suite d'une information concernant cette famille à la mi-juillet 2014. Les enquêteurs du Service de police de Sherbrooke sont débarqués afin de retirer les enfants de ce milieu familial. Quelques jours plus tard, ils ont procédé à l'arrestation du couple, sur qui pèsent maintenant de nombreux chefs d'accusation, dont ceux spécifiques aux gestes à caractère sexuel dont l'individu de 35 ans est accusé.

C'est Me Stéphanie Côté qui défend l'accusé, alors que Me Laïla Belgharras et Me Andy Drouin représentent le ministère public dans cette affaire.

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