Inceste : le jury délibère sur le sort du père

À peine séquestré, le jury au procès du père de famille accusé de gestes à... (123RF)

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(SHERBROOKE) À peine séquestré, le jury au procès du père de famille accusé de gestes à caractère sexuel sur deux de ses filles à Sherbrooke a demandé des explications concernant la notion de force dans l'accusation d'agression sexuelle.

Le sort de l'individu de 35 ans repose entre les mains du jury depuis mardi en fin de journée.

Les sept femmes et cinq hommes qui composent le jury seront séquestrés tant qu'ils n'en seront pas venus à un verdict unanime hors de tout doute raisonnable.

L'accusé, dont l'identité fait l'objet d'une ordonnance de non-publication pour protéger celles des victimes alléguées, fait face à huit chefs d'inceste, agression sexuelle, incitation à des contacts sexuels et attouchements sexuels entre 2005 et 2008 ainsi que des attouchements sexuels et incitation à des contacts sexuels entre 2013 et 2014.

Comme elle l'a été tout au long du procès, l'épouse de l'accusé était présente au palais de justice de Sherbrooke.

Sa présence n'a pas été soulignée au jury de même que les accusations de maltraitance d'enfant qui pèsent contre elle en compagnie de l'accusé.

L'individu de 35 ans subit son procès pour les gestes à caractère sexuel allégués depuis la semaine dernière, mais pas ceux concernant la maltraitance d'enfants.

Le couple a été arrêté à la suite d'une information concernant cette famille à la mi-juillet 2014. Les enquêteurs du Service de police de Sherbrooke sont débarqués afin de retirer les enfants de ce milieu familial. Quelques jours plus tard, ils ont procédé à l'arrestation du couple, sur qui pèsent maintenant de nombreux chefs d'accusation.

Les accusations portées contre le père de famille sont plus imposantes que celles qui pèsent contre la mère. Seul le père est accusé de gestes à caractère sexuel.

Les deux sont accusés de négligence criminelle causant des lésions sur son enfant, d'avoir omis de prodiguer les soins nécessaires à la vie, de séquestration et de voies de fait. Ce dossier est inscrit au prochain rôle des assises criminelles de la Cour supérieure le 6 septembre 2016.

Les directives au jury

Dans ses instructions au jury, le juge Yves Tardif de la Cour supérieure a décortiqué les chefs d'accusation en insistant sur les éléments essentiels qui doivent être prouvés par la poursuite.

Le magistrat a indiqué qu'il s'agissait essentiellement de preuves directes qui avaient été présentées lors du procès.

Le juge a mentionné que la preuve de la poursuite consistait à une dizaine d'actes sexuels sous différentes formes qui se seraient déroulées entre 2005 et 2008 pour la victime la plus âgée. Il a rappelé que l'accusé avait témoigné qu'il n'était pas resté seul avec la victime alléguée.

Pour la plus jeune plaignante, le juge a rappelé que la poursuite a révélé qu'elle aurait subi les gestes à quelques reprises sans se rappeler des événements, alors que l'accusé a témoigné que c'était sa plus vieille fille qui s'occupait de la routine matinale.

Le juge Tardif a insisté sur la notion de crédibilité des témoins. Il a d'ailleurs insisté sur le témoignage des enfants.

« Il faut tenir compte de son âge et des capacités en fonction de son âge. Le sens moral d'un enfant n'est pas celui d'un adulte. Un enfant n'est pas aussi précis qu'un adulte sur les lieux et les moments. Il faut prendre en considération l'âge de l'enfant au moment des événements », a expliqué au jury le juge Yves Tardif de la Cour supérieure.

Des explications supplémentaires seront données au jury, mercredi, concernant la question qui a été posée en fin de journée.

C'est Me Laïla Belgharras et Me Andy Drouin qui représentent le ministère public dans cette affaire, alors que Me Stéphanie Côté défend l'accusé.

La victime est une Sherbrookoise de 82 ans 

C'est une dame de 82 ans, Winnona Wheeler-Kirby, qui a perdu la vie lors de l'accident mortel survenu lundi sur la route 112 à Westbury.

Mme Wheeler-Kirby prenait place dans le véhicule conduit par son fils qui a été embouti par un véhicule qui venait en sens inverse vers 16 h.

Le véhicule conduit par un homme de 24 ans a dévié de sa voie pour percuter le plein fouet le véhicule dans lequel prenait place la victime.

« Les enquêteurs doivent encore rencontrer certains témoins dans cette affaire. Plusieurs hypothèses sont étudiées pour tenter d'expliquer cette collision mortelle », explique la porte-parole de la Sûreté du Québec en Estrie, la sergente Aurélie Guindon.

Les pinces de décarcération ont été utilisées pour sortir les occupants des véhicules impliqués.

La route 112 a été fermée jusque vers 19 h 40, lundi, pour permettre aux experts en reconstitution d'accidents de faire leur enquête.

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