Le père nie les accusations d'inceste

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Les procureurs aux poursuites criminels au dossier, Me Laïla Belgharras et Me Andy Drouin.

La Tribune, René-Charles Quirion

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(SHERBROOKE) Le père accusé d'inceste sur deux de ses filles a juré qu'il était impossible qu'il ait commis les gestes à caractère sexuel qui lui sont reprochés, vendredi, lors de son procès devant jury au palais de justice de Sherbrooke.

L'accusé, dont l'identité fait l'objet d'une ordonnance de non-publication pour protéger celles des victimes alléguées, fait face à huit chefs d'inceste, agression sexuelle, incitation à des contacts sexuels et attouchements sexuels entre 2005 et 2008 ainsi que des attouchements sexuels et incitation à des contacts sexuels entre 2013 et 2014.

Concernant les gestes allégués sur la plus vieille de ses deux filles entre 2005 et 2008, l'individu de Sherbrooke de 35 ans a mentionné qu'ils ne pouvaient s'être commis parce qu'il ne se trouvait pas seul avec elle.

L'accusé avait été interrogé en 2008 par le Service de police de Sherbrooke concernant ces allégations de nature sexuelle, mais aucune accusation n'avait été portée. C'est la verbalisation des gestes à une amie d'école de la victime alléguée qui a mené les enquêteurs du SPS à s'intéresser à cette affaire à ce moment.

«J'ai été très surpris. Je ne comprenais pas ce qui se passait. Ça m'a jeté par terre. J'étais détruit et j'ai pleuré. Je n'avais jamais entendu parler de cela», a juré l'accusé.

Après cet interrogatoire, l'accusé a témoigné ne plus être resté seul par la suite avec sa fille.

Concernant les allégations pour la plus jeune de ses deux filles en 2013 et 2014, il a mentionné que ce n'était pas lui qui s'occupait de la routine du matin, moment où les gestes allégués se seraient déroulés.

Il a mentionné au jury que c'était son autre fille, sa plus vieille, qui s'occupait de sa petite soeur parce qu'elle voulait plus de responsabilités. La semaine où cette dernière ne restait pas avec eux, c'était la mère de l'enfant qui s'en occupait.

«Ma fille ne connaissait rien en matière de sexualité. Je n'ai jamais parlé de sexualité avec elle», a précisé l'accusé lors de son témoignage.

L'accusé a mentionné au tribunal que la fin de sa relation avec la mère de ses deux enfants les plus vieux, dont l'une des victimes alléguées, avait été tumultueuse.

Dans sa déclaration d'ouverture, l'avocate de la défense Me Stéphanie Côté a demandé au jury de rester ouverts lors du témoignage de l'accusé.

«Je peux comprendre que les témoignages entendus cette semaine ont pu vous toucher. Je vous demande cependant d'écouter la preuve jusqu'à la fin. Il y a toujours deux côtés à une médaille. L'accusé n'a pas l'obligation de témoigner devant vous, mais il viendra vous expliquer ce qui s'est passé. Il vous expliquera pourquoi ces gestes à caractère sexuels ne peuvent pas s'être produits», a-t-elle mentionné aux sept femmes et cinq hommes qui composent le jury.

La procureure aux poursuites criminelles Me Laïla Belgharras et l'avocate de la défense Me Stéphanie Côté s'adresseront au jury dans le cadre de leurs plaidoiries, lundi prochain.

C'est le juge Yves Tardif de la Cour supérieure qui préside ce procès.

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