Inceste : preuve close au procès du père

Ce dessin déposé en preuve a été réalisé... (Spectre Média, Jessica Garneau)

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Ce dessin déposé en preuve a été réalisé par la plus jeune des deux victimes alléguées. On y voit la fillette, au milieu de l'image, décrire que son père, en bas de l'image, met son «fifi» dans sa bouche pendant qu'elle écoutait les Pokémon (le carré avec les cercles) à la télévision du salon.

Spectre Média, Jessica Garneau

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(SHERBROOKE) La preuve est close au procès devant jury d'un père de Sherbrooke accusé d'inceste au palais de justice de Sherbrooke.

L'accusé, dont l'identité fait l'objet d'une ordonnance de non-publication pour protéger celles des victimes alléguées, fait face à huit chefs d'inceste, agression sexuelle, incitation à des contacts sexuels et attouchements sexuels entre 2005 et 2008 ainsi que des attouchements sexuels et incitation à des contacts sexuels entre 2013 et 2014.

L'enquêteuse au dossier, une pédiatre, une intervenante de la direction de protection de la jeunesse (DPJ) ainsi que la responsable d'une famille d'accueil ont été appelées à la barre par la poursuite, jeudi.

Elles sont toutes venues témoigner de confessions que la plus jeune des deux victimes alléguées aurait faites concernant le comportement sexuellement déviant de son père à son endroit.

«Elle m'a dit : mon papa a mis son fifi dans ma bouche... Je lui ai demandé si elle savait que ce n'était pas bien. Elle a dit qu'avant elle ne le savait pas, mais que là, elle le savait. Elle m'a mentionné que ça s'était passé dans le salon avant de partir pour l'école, alors que sa mère était dans la chambre à coucher», a témoigné la responsable de la famille d'accueil où la plus jeune des deux victimes alléguées a été placée en 2014.

Les dessins réalisés par la plus jeune des deux victimes alléguées de l'individu de 35 ans ont été déposés en preuve au jury par l'enquêteuse Nathalie Lessard du Service de police de Sherbrooke.

«Sur un dessin, la jeune fille pointe le ''fifi'' de son père et elle mentionne qu'il le mettait dans sa bouche», a expliqué l'enquêteuse.

Signalement de la DPJ

La policière Lessard a expliqué que c'est un signalement à la DPJ qui a incité l'équipe multisectorielle, composée de la DPJ, du service de police et du directeur des poursuites criminelles et pénales, à intervenir dans ce dossier.

«Nous avions l'information que la jeune fille avait verbalisé avoir eu le « fifi » de son père dans sa bouche et dans ses fesses», a mentionné l'enquêteuse Lessard.

La travailleuse sociale de la DPJ, Annie-Claude Fortin a mentionné au jury qu'elle avait reçu des confessions concernant les agressions alléguées du père sur sa fille lorsqu'elle lui expliquait qu'il y avait certaines choses que son père ne pouvait pas lui faire.

«Elle m'a dit que son papa, lui, l'avait fait plusieurs fois», a mentionné la travailleuse sociale.

Examinée à la clinique sociojuridique du CHUS en septembre 2014, la fillette a aussi parlé à la Dre Sylvie Côté des gestes dont elle aurait été victime lors d'un examen gynécologique.

«On lui a dit que ce qu'on lui faisait ne pouvait être fait que dans le cadre d'un examen médical. Spontanément elle a dit que papa, il faisait ça», a mentionné la Dre Côté.

Aucune des trousses médicales faites sur les deux victimes ne s'est avérée concluante. Aucune déchirure vaginale ou anale n'a été décelée lors de l'examen de la plus jeune des deux victimes alléguées.

Me Stéphanie Côté, qui défend l'accusé, annoncera au jury composé de sept femmes et cinq hommes, vendredi, si elle présentera des témoins en défense.

Me Laïla Belgharras et Me Andy Drouin représentent le ministère public lors de ce procès présidé par le juge Yves Tardif de la Cour supérieure.

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