Inceste : deux filles livrent des témoignages difficiles

L'avocate de la défense Me Stéphanie Côté et... (La Tribune, René-Charles Quirion)

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L'avocate de la défense Me Stéphanie Côté et le procureure aux poursuites criminelles Me Andy Drouin.

La Tribune, René-Charles Quirion

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(SHERBROOKE) Des gestes allégués à caractère sexuel d'un père sur deux de ses filles mineures sont présentés au jury en ouverture du procès d'un homme de 35 ans accusé d'inceste à Sherbrooke.

L'accusé, dont l'identité fait l'objet d'une ordonnance de non-publication pour protéger celles des victimes alléguées, fait face à huit chefs d'inceste, agression sexuelle, incitation à des contacts sexuels et attouchements sexuels entre 2005 et 2008 ainsi que des attouchements sexuels et incitation à des contacts sexuels entre 2013 et 2014.

Dans sa déclaration d'ouverture au jury, le procureur aux poursuites criminelles Me Andy Drouin a averti le jury que les gestes à l'origine des accusations sont «difficiles à entendre».

Les jeunes victimes alléguées doivent venir témoigner des gestes de fellation et de sodomie initiées vraisemblablement par leur père lors du procès devant un jury constitué de cinq hommes et sept femmes.

Le témoignage des deux victimes alléguées fait l'objet d'une ordonnance de huis clos, interdisant l'accès au public et aux médias à la salle d'audience étant donné qu'elles sont mineures.

La plus vieille des deux victimes alléguées a fait un télé témoignage des agressions sexuelles qu'elle affirme avoir subies par son père entre mai 2008 et août 2009.

Par la voix de son avocate en ouverture de procès, Me Stéphane Côté, le père a plaidé non-coupable à ces accusations d'incitation à des contrats sexuels, attouchements sexuels, agressions sexuelles et inceste.

L'accusé, qui est détenu depuis son arrestation, a aussi plaidé non-coupable aux accusations d'incitation à des contacts sexuels et attouchements sexuels entre juin 2013 et juin 2014 sur une autre fille.

La plus jeune victime aurait confié les gestes à caractère sexuel à un pédiatre de même qu'à la responsable de la famille d'accueil où elle avait été placée. Ces deux témoins seront appelés à la barre au cours du procès présidé par le juge Yves Tardif de la Cour supérieure.

C'est l'enregistrement vidéo de ces événements aux enquêteurs du Service de police de Sherbrooke à l'été 2014 qui servira de preuve pour le jury.

«Soyez attentifs au non verbal de même qu'aux dessins faits par l'enfant», a expliqué Me Drouin aux jurés.

C'est une enquête de la Direction de la protection de la jeunesse qui a mené à ces accusations à caractère sexuel. Un premier signalement en 2008 n'avait pas mené au dépôt d'accusation.

«Cette décision de ne pas porter d'accusation en 2008 ne doit pas vous influencer. Vous ne devez tirer aucune inférence, mais vous fier seulement à la preuve entendue devant vous», a expliqué le juge Tardif au jury.

La procureure aux poursuites criminelles Me Laïla Belgharras travaille à ce dossier en compagnie de Me Andy Drouin pour le ministère public, alors que Me Audrey Parizeau assiste Me Stéphanie Côté en défense.

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