David Girard condamné à une peine de deux ans de pénitencier

David Girard... (Archives La Tribune)

Agrandir

David Girard

Archives La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) Le système de justice est poussé dans ses derniers retranchements dans le cas du pédophile David Girard qui a été condamné jeudi à une peine de deux ans de pénitencier à Sherbrooke.

De son propre aveu au tribunal, le pédophile de 26 ans confesse qu'on ne sait plus quoi faire dans son cas.

«Visiblement, l'accusé représente un risque trop grand. C'est un cas extrêmement triste où le système est poussé dans ses limites. Il y a un manque de ressources alternatives pour des cas comme celui-ci. Le tribunal ne peut ignorer que l'accusé représente une sérieuse menace pour les enfants. Le tribunal se doit de protéger la société et d'isoler le délinquant», estime le juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec qui a imposé une peine de pénitencier avec une probation de trois ans où Girard devra respecter de sévères conditions.

C'est un individu désemparé regardant sa mère dans la salle d'audience à plusieurs reprises lors du prononcé de la peine qui a subi le verdict du tribunal.

Déjà condamné par le passé à 27 mois de prison pour des crimes de nature sexuelle, Girard est détenu depuis septembre 2015 après avoir été expulsé de la maison de thérapie où il résidait.

Girard y avait été assigné par le tribunal après avoir brisé des conditions de probation juste avant qu'il commette une nouvelle infraction à caractère sexuel au parc Triest dans l'est de Sherbrooke.

Après des recherches auprès de six ressources spécialisées, aucune d'entre elles n'a voulu s'occuper de David Girard.

Malgré un encadrement et une médication optimale avec six différents produits, la situation de David Girard n'a pas évolué et il représente toujours un risque de récidive important.

Avant de rendre la peine, le juge Vanchestein avait annoncé ses couleurs aux avocats en mentionnant que ce n'était pas tant à la gravité de l'accusation que Girard a reconnue à laquelle il fallait porter attention, un bris de probation, mais la dangerosité de l'individu.

« Ce que je sais du dossier, c'est que dès qu'il va sortir de prison, il va recommencer s'il n'est pas suivi par les policiers. Cet individu ne peut vivre en société, c'est clair. Si demain matin il se retrouve en liberté  il va constituer un danger», estime le juge Vanchestein.

Girard  avait été libéré le 6 juillet 2012 après avoir purgé une pleine peine pour une agression sexuelle sur deux jeunes enfants. 

Puisqu'on craignait qu'il puisse à nouveau commettre des crimes semblables à sa libération de prison, David Girard avait été mis sous surveillance par le Service de police de Sherbrooke (SPS). 

L'homme s'était rendu le 15 juillet 2012, au parc Triest dans l'est de Sherbrooke, où l'on retrouve une piscine publique. C'est au moment où ce dernier s'est présenté dans le bâtiment du vestiaire qu'il a été arrêté par des agents du SPS qui le suivaient.

La sentence suspendue lui avait été imposée après de multiples démarches pour trouver la peine appropriée au bris de probation.

Mais voilà qu'il a brisé ses conditions à la maison d'hébergement faisant en sorte de le replonger dans le labyrinthe judiciaire.

C'est Me Caroline Saint-André de l'aide juridique qui défendait Girard, alors que Me Régis Juneau-Drolet représentait le ministère public.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer