Simon Fortier est «très repentant et angoissé», dit son père

Le père de Simon Fortier a été appelé à la barre comme dernier témoin des... (Archives La Tribune, Jessica Garneau)

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(SHERBROOKE) Le père de Simon Fortier a été appelé à la barre comme dernier témoin des observations sur la peine qui se déroulaient vendredi au palais de justice de Sherbrooke.

Bertrand Fortier assure que son fils a honte des gestes qu'il a posés et que son arrestation a été une délivrance.

«J'aurais été le premier à le dénoncer si j'avais su ce qui se passait dans son sous-sol. Simon a un cancer intérieur, une souffrance, une déviance. Il essaye de comprendre ce qui a pu le mener là. Il a tout perdu. Il est rendu dans le fond du baril», a témoigné Bertrand Fortier.

Conscient qu'il ne sera enseignant en éducation physique ni technicien informatique, deux formations faites par Simon Fortier, il entend se consacrer à un métier manuel lorsqu'il sera libéré de prison.

«Je suis prêt à accueillir mon fils chez moi pour l'aider dans sa réinsertion sociale. Il a le projet de partir un élevage de moutons ou quelque chose comme cela et je suis prêt à l'appuyer», a indiqué au tribunal le père de l'accusé.

Selon lui, Simon Fortier est «très repentant et angoissé» face aux victimes.

«Ce qui l'a mené là est le mensonge, ce qui va l'en sortir sera la vérité. Il cherche à comprendre ce qui l'a mené là», indique Bertrand Fortier.

Simon Fortier a déposé une lettre au juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec comme dernier élément de preuve au dossier.

Un besoin très intense de se faire aimer

C'est par un besoin très intense de se faire aimer que le sexologue qui suit Simon Fortier depuis une année explique le passage à l'acte de leurre informatique à caractère sexuel de l'ancien enseignant en éducation physique au primaire de Sherbrooke.

Simon Fortier a reconnu 113 accusations sur 64 victimes de leurre informatique d'enfants, d'incitation à des contacts sexuels, d'extorsion, de production, distribution et possession de pornographie juvénile.

Les observations sur la peine dans le dossier de Simon Fortier se poursuivaient vendredi au palais de justice de Sherbrooke avec le contre-interrogatoire du sexologue Alain Desharnais.

Il estime que Simon Fortier pourrait être un candidat à vie à la thérapie.

«Il sera dans un processus de reconstruction pendant des années. Son besoin d'être aimé était si grand que ça le prédisposait à tous les dérapages sexuels. Dans son cas, c'est la pornographie juvénile qui est devenue son choix», a expliqué le sexologue au tribunal.

Alain Desharnais n'a jamais remarqué de colère ou sentiment d'injustice lors de ses rencontres thérapeutiques avec Simon Fortier.

«Il me dit être à la bonne place et qu'il a entrepris un processus de reconstruction qui prendra toute sa vie. Le jour où il a été arrêté, son patern est tombé par terre. Le choc émotionnel a été brutal. Il ne se sent pas traité injustement», a mentionné le sexologue.

Alain Desharnais a rapporté au tribunal que Simon Fortier l'avait contacté lorsqu'il a appris que l'une de ses victimes s'était automutilée.

«Il m'a dit qu'il venait de vivre la pire journée de sa vie», a témoigné le sexologue Desharnais.

Le père de Simon Fortier a entamé son témoignage dans le cadre de la preuve de La Défense lors des observations sur la peine.

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