Les témoignages de victimes de Simon Fortier à huis clos

Les victimes de l'ancien professeur d'éducation physique sherbrookois Simon... (Archives La Tribune, Jessica Garneau)

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(SHERBROOKE) Les victimes de l'ancien professeur d'éducation physique sherbrookois Simon Fortier ont eu peine à parler des crimes de leurre informatique à caractère sexuel dont elles ont été victimes.

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Simon Fortier

Comme pour les témoignages de la quinzaine de victimes de l'individu de 32 ans qui se sont déroulés mercredi et jeudi matin, les interrogatoires vidéo des victimes, qui ont permis d'étayer la preuve, ont été frappés d'une ordonnance de huis clos.

Coupable de 113 chefs d'accusation de leurre informatique, incitation à des contacts sexuels, possession, production et distribution de pornographie juvénile et extorsion sur 64 victimes, Fortier subit les observations sur la peine dans son dossier au palais de justice de Sherbrooke.

Pour justifier la requête de huis clos, la procureure aux poursuites criminelles Me Joanny Saint-Pierre a indiqué au tribunal qu'il avait été très difficile pour la plupart des jeunes filles âgées de 10 à 12 ans, de verbaliser les gestes dont elles ont été victimes.

Lors du dépôt de leur version aux policiers, certaines préadolescentes y ont donné des détails intimes de leur vie. Des détails que même leurs parents n'ont pas entendus. Me Saint-Pierre estime que la seule façon de s'assurer de préserver la confiance envers le système de justice pour ces victimes demeurait l'imposition d'un huis clos, soit d'interdire l'accès au tribunal aux médias et au public.

«L'intérêt supérieur de ces enfants doit être gardé à l'esprit», a rappelé au tribunal Me Saint-Pierre.

«Elles ont de la difficulté à exprimer la situation qu'elles ont vécue.»


Joanny Saint-Pierre... (Archives La Tribune, Jessica Garneau) - image 3.0

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Joanny Saint-Pierre

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En accordant le huis clos pour l'audition de ces extraits vidéo, le juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec a tenu compte que les victimes étaient à un âge très fragile de leur développement et qu'elles ne souhaitent pas que leur histoire soit publique même si elles ne sont pas identifiées.

«Pour avoir entendu les témoignages de ces victimes, elles ont de la difficulté à exprimer la situation qu'elles ont vécue», a mentionné le juge Vanchestein en gardant à l'esprit qu'il faut favoriser la dénonciation et la participation des victimes au système de justice.

Il a conclu que l'intérêt bénéfique pour les victimes était supérieur au préjudice subi par le public en accordant un huis clos sur cette partie des observations sur la peine.

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