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Simon Fortier confesse quatre nouvelles victimes

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À moins d'une semaine du début des observations sur la peine dans son volumineux dossier de leurre d'enfants, Simon Fortier de Sherbrooke voit 15 nouveaux chefs d'accusation être portés contre lui.

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(SHERBROOKE) À moins d'une semaine du début des observations sur la peine dans son volumineux dossier de leurre d'enfants, Simon Fortier de Sherbrooke voit 15 nouveaux chefs d'accusation être portés contre lui.

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Simon Fortier

Ces accusations concernent quatre victimes mineures alléguées qui auraient été ciblées par Fortier entre septembre 2013 et le moment de son arrestation en octobre 2014.

La procureure aux poursuites criminelles Me Joanny Saint-Pierre a autorisé des chefs d'accusation de leurre, d'extorsion, de production, possession et distribution de pornographie juvénile et d'incitation à des contacts sexuels dans les nouveaux dossiers.

L'avocat de la défense, Me Jean-Guillaume Blanchette, confirme que c'est l'accusé lui-même qui a fait les dénonciations concernant ces nouvelles victimes à l'auteur du rapport présenticiel qui sera déposé dans sa cause.

«Je viens de recevoir les dénonciations et la preuve dans ces nouveaux dossiers. Je vais les analyser, mais il est fort probable que ces dossiers se joignent aux autres et que mon client les règle à son retour devant le tribunal. C'est Simon Fortier qui a donné les noms de ces victimes aux policiers, afin qu'elles puissent recevoir de l'aide. La trame factuelle est sensiblement la même que pour les autres dossiers», explique l'avocat de la défense, Me Jean-Guillaume Blanchette.

En octobre 2015, Simon Fortier a reconnu 102 chefs accusations pour des crimes de leurre informatique à caractère sexuel. L'ancien employé de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) a réglé son imposant dossier pour avoir personnifié des jeunes femmes sur le web afin d'attirer de jeunes victimes dans ses filets.

Il a reconnu plusieurs accusations de possession et production de pornographie juvénile, d'extorsion, d'incitation à des contacts sexuels, de leurre informatique sur des jeunes de moins de 16 et 18 ans ainsi qu'une accusation d'incitation à la bestialité.

Simon Fortier comparaîtra sur ces 15 nouvelles accusations qui auraient été commises à Sherbrooke et dans le district judiciaire d'Arthabaska lors de son retour devant le tribunal le 30 mars prochain.

Les avocats au dossier ont réservé trois jours devant le tribunal pour les observations sur la peine.

Le prédateur sexuel a utilisé sensiblement la même façon de procéder pour attirer 60 jeunes filles mineures et un garçon dans ses griffes. Certaines des victimes fréquentaient même les écoles primaires où il enseignait. Par trois profils féminins sur Facebook, il disait être en lien avec une agence de mannequins pour approcher les jeunes victimes adolescentes entre mai 2012 et jusqu'à son arrestation en octobre 2014. Il a incité plusieurs de ses victimes à se toucher à des fins d'ordre sexuel et à commettre ces gestes sur d'autres fillettes devant la webcam. Il a même incité à des gestes de bestialité en demandant à une victime de commettre des gestes sexuels avec un chat.

Dans certains autres cas, il menaçait de rendre publiques des photos ou des vidéos compromettantes ou de répandre des rumeurs sur ses victimes si elles n'obéissaient pas à ses demandes. À partir de son ordinateur à Sherbrooke, il cherchait à attirer des adolescentes non seulement de sa ville, mais aussi de Lévis, Trois-Rivières, Québec, Mont-Joli, Chicoutimi, Saint-Malachie en Beauce, Saint-Félix-de-Valois près de Joliette, Pointe-aux-Trembles et Edmundston au Nouveau-Brunswick.

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