L'entraîneur de patinage artistique Ian Martinez acquitté

Ian Martinez... (La Tribune, Yanick Poisson)

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Ian Martinez

La Tribune, Yanick Poisson

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(Drummondville) L'entraîneur de patinage artistique Ian Martinez a été acquitté des accusations d'agression sexuelle sur une victime d'âge mineur qui pesaient contre lui, jeudi après-midi, au palais de justice de Drummondville.

C'est avec un soupir de soulagement que l'athlète et ses proches ont accueilli le verdict du juge Gilles Lafrenière. Le magistrat a qualifié de « solide » le témoignage de l'homme de 27 ans. « Il a été catégorique lorsqu'est venu le temps de nier les allégations de la victime.

Il a livré un récit crédible, faisant une bonne description des événements. Il a donné beaucoup de détails et se souvenait avec précision des dates », a analysé le juge de la Cour du Québec.

Inversement, il a considéré la victime comme étant hésitante, cette dernière ayant eu de la difficulté à être précise relativement à certains gestes posés à son endroit. Le juge n'a pas non plus tenu compte des courriels déposés en preuve et qui auraient eu pour effet d'incriminer Martinez.

« Ces documents déposés en preuve sont des captures d'écran qui ne comportent aucune date et qui ne font état d'aucun émetteur ou récepteur. Il est difficile de les considérer au moment de rendre une décision », a-t-il dit, dans le cadre d'un verdict expéditif d'une dizaine de minutes.

 

Une réputation entachée

Ian Martinez et sa famille ne se sont pas adressés aux médias au terme de l'audience, il n'a pas non plus été possible de savoir si l'entraîneur reprendra ses fonctions. Chose certaine, malgré le verdict d'acquittement, le jeune homme devra vivre avec les regards accusateurs.

« Mon client a exprimé son innocence depuis le début et le système de justice a fonctionné. Le fait que la cause ait été médiatisée et avec la présence des médias sociaux aujourd'hui, c'est sûr que sa réputation a été atteinte. De la l'importance d'attendre la décision du juge avant de se faire une idée concernant une personne qui a été accusée », exprime l'avocat de Martinez, Me Jasmin Laperle.

Bien qu'un éventuel recours contre le ministère public pour un traitement abusif du dossier demeure possible, Me Laperle a indiqué qu'il était peu probable.

Les faits qui étaient reprochés à Martinez se seraient produits entre le mois de novembre 2013 et le mois de mars 2014. Martinez aurait procédé à des attouchements et des caresses, des baisers. « Ça ne veut pas dire que je ne crois pas la victime ou que les attouchements ne se sont pas produits. C'est que la preuve présentée n'est pas parvenue à convaincre le Tribunal hors de tout doute raisonnable », a précisé le juge Lafrenière.

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