Une statue vandalisée devant l'église Ste-Bibiane de Richmond

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Une enquête est en cours pour appréhender ceux qui ont vandalisé la statue du Sacré-Coeur, située tout près de l'église Sainte-Bibiane, à Richmond.

La Tribune, Catherine Montambeault

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Catherine Montambeault

(Richmond) La statue du Sacré-Coeur appartenant à l'église Sainte-Bibiane de Richmond a été lourdement vandalisée. Le monument de fonte érigé sur une base de béton a été projeté au sol, se brisant en plusieurs morceaux sous l'impact de sa chute.

« À 9 h 15 mardi matin, j'ai reçu un message de la secrétaire de la paroisse, me disant que la statue était tombée », raconte Claude Morin, vice-président de la paroisse Sainte-Bibiane, qui s'est dès lors rendu sur place pour constater les dégâts.

« La statue devait avoir 20 à 25 pieds de haut, décrit M. Morin. Il y avait deux gros poteaux en métal de chaque côté et des lampadaires pour l'éclairer. Tout ça a été poussé par terre. »

Le vice-président de la paroisse s'explique mal comment les malfaiteurs ont pu s'y prendre pour endommager de la sorte une structure si imposante.

« Cette statue-là a été bâtie dans les années 1925-1930, souligne-t-il. Elle a vu près de cent ans de vents et de tempêtes : elle était très solide. Pour la pousser par terre, il fallait avoir de la machinerie. On a pensé que [les saccageurs] avaient peut-être un tracteur ou quelque chose comme ça, mais on a bien regardé et il n'y avait absolument aucune trace de pneus ou quoi que ce soit. Même la police était un peu embêtée. »

La Sureté du Québec a ouvert une enquête pour tenter de faire la lumière sur cet événement, mais les policiers ne possèdent aucune information les orientant vers une piste pour le moment.

« Je suis allé rencontrer trois familles dans le voisinage, mais personne n'a eu connaissance de ce qui s'est passé, ajoute M. Morin. Les policiers nous ont dit d'écouter ce qui se passe dans la paroisse et d'en parler souvent, au cas où quelqu'un s'échapperait. »

Une grande perte pour la paroisse

Claude Morin se dit profondément attristé par la perte de la statue, dont il estime la valeur à près de 100 000 $. « Il n'y a rien de récupérable, déplore-t-il. C'est dommage, c'était une vraie belle pièce. »

En supposant que les coupables des méfaits seraient des jeunes, M. Morin les encourage à s'investir dans des activités plus honorables. « On sait que la jeunesse d'aujourd'hui se cherche pas mal, dit-il. Mais on aimerait ça que  les jeunes viennent nous voir à l'église ou qu'ils aillent dans des organismes paroissiaux : on pourrait leur trouver quelque chose à faire qui serait bien plus rentable que de faire des dégâts comme ça! »

La nuit de l'incident, des graffitis ont été peints au parc des Vétérans, près du pont de fer, et des statues y ont également été saccagées. « Il n'est pas impossible que les deux sites vandalisés soient reliés aux mêmes individus », déclare Amélie Guindon, porte-parole de la SQ en Estrie.

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