Un encadrement légal imposé à Renald Côté

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(SHERBROOKE) Un encadrement légal a été imposé à Renald Côté de Magog.

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Me Michel Dussault

La Tribune, René-Charles Quirion

Celui qui a été surnommé le monstre de Magog a signé un engagement en vertu de l'article 810,1 du Code criminel afin de limiter au maximum les contacts avec les personnes mineures au cours des dix-huit prochains mois.

«C'est un engagement qui est tout de même rare. Mon client partait avec trois prises avant de commencer l'audition en raison de ses antécédents judiciaires en matière sexuelle. Ses chances étaient plutôt minces, alors il a décidé d'admettre les risques et de signer cet engagement préventif. Il ne voulait pas refaire le débat du passé», explique l'avocat de la défense Me Michel Dussault.

Côté avait été reconnu coupable d'agressions sexuelles sur sa fille Isabelle sur une période de 17 ans et avait été condamné à 14 ans de prison en 2003. Depuis sa libération du pénitencier en mars 2014 pour les gestes cruels envers sa fille qu'il a toujours niés, Côté n'était soumis à aucune condition.

S'il était de retour devant le tribunal, c'est que le ministère public avait des raisons de craindre qu'il commette une infraction à caractère sexuel à l'endroit d'un enfant de moins de 16 ans.

«Pour le ministère public, les faits qui ont été portés à notre connaissance étaient préoccupants.»


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Me Joanny Saint-Pierre

Archives La Tribune

Le 7 janvier dernier, Rénald Côté a offert des bonbons à un enfant de 9 ans devant son domicile de la rue Stanley à Magog. Il a invité l'enfant à monter chez lui pour les lui remettre. Cet épisode a été relaté aux policiers de Magog qui ont procédé à l'arrestation de Côté.

«Pour le ministère public, les faits qui ont été portés à notre connaissance étaient préoccupants. Notre intérêt est de défendre la société et que les personnes mineures soient protégées des crimes à caractère sexuel. C'est dans ce contexte que nous avons porté cette dénonciation. C'est une dénonciation qui est préventive. Nous avons démontré des motifs raisonnables et probables de croire qu'une personne subirait une infraction à caractère sexuel et qu'elle est mineure», explique la procureure aux poursuites criminelles, Me Joanny Saint-Pierre.

L'homme de 64 ans avait signé des conditions de remise en liberté en février dernier.

Devant la juge Claire Desgens de la Cour du Québec lundi au palais de justice de Sherbrooke, Côté a répondu par l'affirmative à chacune des conditions qui lui ont été imposées. La juge a insisté pour que Côté soit conscient de ce à quoi il s'engageait.

Renald Côté ne pourra pas rester seul avec des enfants de moins de 16 ans. Il ne pourra pas fréquenter des endroits comme les parcs, zones publiques, terrains de jeu ou centres de la petite enfance où pourraient se trouver des enfants de moins de 16 ans ou s'y trouver dans un rayon de moins de 25 mètres. Étant donné qu'il reste à moins de quinze mètres d'une garderie en milieu familial, la condition a été modulée à 15 mètres afin qu'il puisse demeurer chez lui.

Il lui sera aussi interdit de chercher ou d'accepter un emploi bénévole ou rémunéré qui le placerait en lien de confiance vis-à-vis une personne de moins de 16 ans. Il ne pourra pas non plus entrer en contact avec les gens qui ont formulé la plainte contre lui.

«S'il ne respecte pas ces conditions, il est passible d'être accusé de bris. S'il ne respecte pas ces conditions, nous invitons les gens à le dénoncer», mentionne Me Saint-Pierre.

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