L'avocat de Tom Harding réclame l'arrêt des procédures

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Thomas Harding (à gauche) en compagnie de son avocat, Me Thomas Walsh.

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Ismael Toulouse
La Tribune

(SHERBROOKE) L'avocat de la défense, Thomas Walsh, vient de déposer une requête en arrêt de procédures dans le dossier de Thomas Harding, le chef de train impliqué dans la tragédie ferroviaire de Lac-Mégantic.

La requête signifiée à la Couronne jeudi invoque trois motifs. Tout d'abord, Thomas Harding aurait été sujet à des abus de la part du procureur et des policiers notamment lors de son arrestation musclée. Rappelons que le Groupe tactique d'intervention de la Sûreté du Québec avait procédé à l'arrestation-surprise de M. Harding à sa résidence sous le prétexte que celui-ci pourrait tenter «d'utiliser une arme à feu qu'il pourrait avoir en sa possession». Cette mesure jugée excessive par Me Walsh est survenue 10 mois après les incidents, période durant laquelle M. Harding collaborait avec les enquêteurs de la SQ et du Bureau de la sécurité des transports du Canada. Me Walsh estime qu'il n'y avait aucun facteur justifiant une arrestation et une détention de l'accusé dans le but de le présenter en cour. Il déplore également le fait que Thomas Harding ait été livré les menottes aux poings, accompagnés de deux officiers de police, à la meute de journalistes qui auraient été avertis pour assurer une couverture médiatique maximale. Il juge cette mesure dégradante et non nécessaire.

Ensuite, la défense dénonce le fait que la Couronne refuse toujours d'articuler sa théorie, malgré de nombreuses demandes de Me Thomas Walsh. À la lumière du rapport du BST, la Couronne ne possède plus de théorie cohérente concernant la responsabilité criminelle de l'accusé selon M. Walsh. Il ajoute que le procureur semble agir de façon malveillante, dans le but de gagner à tout prix sa cause.

Finalement, Thomas Harding n'a pas pu bénéficier d'une enquête préliminaire puisque la Couronne a choisi de procéder par accusation directe. M. Walsh estime qu'en opérant ainsi, la Couronne se soustrait de devoir présenter une théorie de responsabilité criminelle et évite du même coût le risque élevé que M. Harding soit libéré faute de preuves. M. Harding est donc forcé de subir un procès peu importe la qualité du dossier de la poursuite.

Thomas Harding, arrêté le 12 mai 2014, ainsi que deux autres employés de la MMA, Richard Labrie et Jean Demaître, ont été accusés de négligence criminelle causant la mort de 47 personnes. M. Harding était le seul opérateur du train lors des tragiques événements. Le convoi, stationné à Nantes, avait roulé un kilomètre sans conducteur avant de dérailler et d'exploser dans le centre-ville de Lac-Mégantic. Thomas Harding avait accepté volontairement de participer à un interrogatoire des policiers d'une durée de dix heures à la suite des incidents.

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