Deux détenus acquittés d'avoir fait entrer de la drogue en prison

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Deux individus ont été acquittés vendredi d'avoir fait entrer des stupéfiants au Centre de détention de Sherbrooke.

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(SHERBROOKE) Deux individus ont été acquittés vendredi d'avoir fait entrer des stupéfiants au Centre de détention de Sherbrooke.

Vincent Langlois et Alexis Boudreau ont soulevé un doute raisonnable concernant leur non-connaissance du contenu du tube opaque noir qui a été dissimulé par Boudreau.

Les avocats chargés de la défense des deux accusés, Me Mia Manocchio et Me Joël Bourassa, ne contestaient pas la nature des substances saisies ou le fait que ce geste constituait du trafic de stupéfiants, mais bien la connaissance de Boudreau et Langlois qu'il s'agissait de stupéfiants.

Lors d'une rencontre au parloir du Centre de détention de Sherbrooke en juin 2014, une femme a remis des tubes de caoutchouc à Langlois. Incapable de les dissimuler, ce dernier a remis le paquet à Alexis Boudreau. La caméra de surveillance de l'établissement a capté les gestes commis ainsi que le moment où Boudreau insère sa main dans ses pantalons pour dissimuler les tubes dans son orifice anal.

Ce dernier a été mis en isolement. Trois jours plus tard, le tube a été éjecté par Boudreau. Les autorités carcérales ont retrouvé dans les tubes en caoutchouc 100 comprimés de méthamphétamine ainsi que 3,5grammes de haschich.

Lors du procès qui s'est tenu en janvier dernier, les avocats de la défense ont mis en preuve que plusieurs substances étaient interdites à l'intérieur des murs de la prison, dont du tabac et des timbres de nicotine.

Jurisprudence à l'appui, les avocats de la défense ont soulevé que leurs clients n'avaient pas la connaissance du contenu de ces tubes de caoutchouc opaques et que s'ils soulevaient un doute raisonnable à ce sujet au juge, il devait les acquitter.

Le juge Éric Vanchestein de la Cour du Québec a mentionné qu'il n'avait pas de doute des agissements des deux accusés, mais qu'ils avaient soulevé un doute raisonnable relativement à leur connaissance du contenu des tubes que Boudreau avait dissimulés.

Le procureur aux poursuites criminelles Me Andy Drouin a mentionné qu'il allait analyser cette décision.

«Nous allons prendre le temps d'analyser la situation pour savoir si nous la porterons devant des tribunaux supérieurs», explique Me Drouin.

Entre le moment du procès et la décision du tribunal, Alexis Boudreau a été arrêté par les patrouilleurs de la Régie de police Memphrémagog.

Son dossier pour possession de stupéfiants dans le but d'en faire le trafic et bris de conditions reviendra devant le tribunal le 1er avril prochain pour son enquête sur remise en liberté.

Langlois est détenu à la prison à sécurité maximum de Kent, en Colombie-Britannique, où il lui reste neuf mois à purger dans un autre dossier.

Acteur majeur dans l'organisation criminelle démantelée dans le cadre de l'opération «Récif» en novembre 2012, Vincent Langlois a été condamné à cinq ans de prison en juin 2014.

Ce dernier avait été reconnu avoir été à la tête d'un réseau de revendeurs de cocaïne, méthamphétamine, cannabis et résine de cannabis dans les bars et sur la rue à Magog.

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