Feu à St-François: deux voleurs incendiaires arrêtés

Nathalie Lafrenière, une amie de la famille dont... (Spectre Média, Marie-Lou Béland)

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Nathalie Lafrenière, une amie de la famille dont la maison a complètement été rasée par un incendie orchestré par deux voleurs, organise un souper-bénéfice pour amasser des dons.

Spectre Média, Marie-Lou Béland

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(Sherbrooke) Les vacances d'une famille de Saint-François-Xavier-de-Brompton ont été gâchées par deux voleurs incendiaires samedi matin.

Un homme et une femme soupçonnés d'avoir incendié une propriété de la rue Jolin après y avoir usurpé des biens à Saint-François-Xavier-de-Brompton ont été arrêtés samedi à Saint-Georges-de-Windsor.

Un appel au 9-1-1 vers 1 h 30 dans la nuit de vendredi à samedi par des voisins qui ont aperçu des mouvements dans la résidence dont les propriétaires étaient en vacances en Floride a alerté les policiers de la Sûreté du Québec (SQ).

Les intrus ont mis le feu à la propriété avant de prendre la fuite à bord d'un véhicule volé sur les lieux qu'ils avaient préalablement rempli avec des biens des victimes.

Des patrouilleurs de la SQ ont tenté en vain d'intercepter le véhicule et ont eu recours à un tapis à clous pour mettre fin à la poursuite à Saint-Georges-de-Windsor.

« C'est en se dirigeant sur les lieux que les policiers ont croisé le véhicule suspect. Une poursuite à basse vitesse a été entreprise après que les suspects eurent refusé de collaborer et ces derniers ont vite été épinglés », souligne la sergente Hélène Nepton, de la Sûreté du Québec.

La résidence des propriétaires a néanmoins été rasée par les flammes et elle est une perte totale.

Sous le choc

Informés de l'ampleur des dégâts aux environs de 4 h du matin samedi, Steve Loiselle et sa conjointe ont immédiatement pris le chemin du retour et sont arrivés en après-midi, dimanche, eux qui devaient pourtant demeurer une semaine de plus en Floride. Ils étaient accompagnés de leur fils de 11 ans, Nathan. Leur autre fils, âgé de 18 ans, était chez son oncle au moment des méfaits.

« Nous rentrons chez nous, mais nous n'avons plus rien », avait confié Nancy Giguère au Journal de Montréal, alors qu'ils traversaient la Caroline du Sud.

« Mon fils a les yeux bouffis, il pense à sa chambre, à ses souvenirs, à tout son équipement de hockey. Il n'aura même plus de manteau d'hiver à se mettre sur le dos », a-t-elle ajouté.

L'incident a d'ailleurs semé la stupeur et l'incompréhension chez Nathalie Lafrenière, une amie de la famille.

« C'est une famille hypergénéreuse qui a le coeur sur la main, toujours prête à rendre service. C'est un geste incompréhensible et une tragédie », a-t-elle déploré.

« Perdre un divan, c'est tel que tel, perdre la maison, c'est vraiment douloureux, mais perdre tout ce qu'on a qui ne se récupère pas et de ne pas pouvoir rien faire parce qu'on est à l'extérieur, c'est une méchante tragédie et c'est vraiment désolant. »

Les deux individus devraient comparaître au Palais de justice de Sherbrooke lundi, où ils feront face à des accusations d'introduction par effraction, de vol, d'incendie criminel et de fuite.

Souper-bénéfice

Pour soutenir la famille, Mme Lafrenière et des proches organisent un souper-bénéfice, le 7 mars, à 17 h, au coût de 10 $ pour amasser des dons. Le souper sera tenu au Bonheur d'Italie, à Windsor.

« Ce qu'on fait pour eux, ils l'acceptent plus ou moins, parce qu'ils sont très bons pour donner, mais quand c'est le temps de recevoir c'est difficile pour tout le monde. [...] Mais on continue dans ce sens-là et on les supporte le plus qu'on peut. »

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