Une peine plus sévère pour un pédophile avoué

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La Cour d'appel du Québec a renversé une peine rendue en Cour du Québec contre un Sherbrookois pédophile qui a eu une relation sexuelle complète avec une fillette de 10 ans.

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(SHERBROOKE) La Cour d'appel du Québec a renversé une peine rendue en Cour du Québec contre un Sherbrookois pédophile qui a eu une relation sexuelle complète avec une fillette de 10 ans.

Luc Bergeron, de Sherbrooke, avait reconnu sa culpabilité au palais de justice de Montréal à des accusations de contacts sexuels et d'incitation à des contacts sexuels après avoir eu des relations sexuelles complètes avec une fillette de 10 ans à Montréal en juillet 2009.

En mai 2015, il avait écopé d'une peine de sept mois de prison.

La Cour d'appel a jugé que la peine n'était pas assez sévère et a condamné Bergeron à deux ans moins un jour de détention. Le pédophile doit encore purger 17 mois de détention. Il doit se présenter en détention d'ici vendredi.

« De fait, et je le dis avec égards, il y a selon moi un non-respect des principes qui, ici, conduit le juge à fixer une peine nettement inappropriée », explique le juge François Pelletier de la Cour d'appel qui a entendu l'appel avec ses collègues, Paul Vézina et Dominique Bélanger.

La fillette et l'homme de 46 ans s'étaient rencontrés par l'entremise du site de rencontres Lavalife sur Internet. Bergeron croyait au départ converser avec une femme de 18 ans. Lorsqu'il s'est présenté chez elle à Montréal dans la nuit du 10 au 11 juillet 2009, il s'est rendu compte qu'elle n'avait pas 18 ans.

Bergeron a tout de même entrepris les ébats sexuels avec la fillette qu'il savait mineure jusqu'à avoir une relation sexuelle complète à l'extérieur de la résidence. Comme si ce n'était pas assez, il est retourné chez l'enfant quelques jours plus tard.

À la deuxième rencontre, Bergeron a croisé la mère de la jeune fille qui l'a laissé la voir. Au service au volant d'un resto McDonald's, des passants ont remarqué la différence d'âge flagrante entre les deux personnes qui s'embrassaient dans le véhicule. L'homme sans antécédent judiciaire a été arrêté dans les minutes suivantes alors que le couple avait repris les ébats sexuels.

« Je le répète, il faudrait qu'existent des circonstances fort particulières pour justifier un juge de première instance d'infliger une peine de sept mois d'emprisonnement pour un crime de contacts sexuels à l'endroit d'une enfant de 10 ans lorsque pareils contacts incluent une relation complète sans protection. De surcroît, on peut même affirmer que cette éventualité est devenue théorique dans la mesure où la Loi impose dorénavant la fixation d'une peine minimale d'un an de détention. Sur le tout, je conclus que le juge n'a pas respecté l'obligation de prioriser les objectifs de dénonciation et de dissuasion dans un cas où ce devoir s'imposait et alors que les circonstances particulières de l'espèce commandaient à première vue l'infliction d'une peine sévère. Selon moi, les crimes en cause auraient même pu justifier une peine de pénitencier. Toutefois, le ministère public, après avoir déclaré qu'un emprisonnement d'une durée de trois ans lui paraissait approprié, a requis l'infliction d'une peine de deux ans moins un jour au motif qu'elle permettrait le suivi d'une thérapie souhaitable dans les circonstances », explique le juge Pelletier.

L'avocate de la défense Me Mia Manocchio accepte le verdict de la Cour d'appel.

« Je respecte la décision des juges de la Cour d'appel. Je n'ai pas de mandat pour le moment de porter cette cause vers la Cour suprême », mentionne Me Manocchio.

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