Le procès de Ronald Nolet se découlera à huis clos

Ronald Nolet, de Lac-Drolet, a fait son entrée... (La Tribune, Ronald Martel)

Agrandir

Ronald Nolet, de Lac-Drolet, a fait son entrée au palais de justice de Lac-Mégantic, accompagné de son fils, pour la tenue de son procès conjoint avec Annie Bolduc et Catherine Durand. Nolet fait face à 22 chefs d'accusation au total.

La Tribune, Ronald Martel

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Ronald Martel</p>
Ronald Martel
La Tribune

(SHERBROOKE) Le procès de Ronald Nolet, de Lac-Drolet, et de ses deux présumées complices et conjointes, Annie Bolduc et Catherine Durand, a débuté lundi au palais de justice de Lac-Mégantic, devant juge seul, soit le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec.

Nolet fait face à 22 chefs d'accusation, 20 en rapport avec des délits de nature sexuelle et deux pour des incidents reliés au trafic de stupéfiants. Nolet aurait fait six victimes alléguées selon l'accusation, deux garçons et quatre filles qu'on ne peut identifier à la suite d'une ordonnance de la cour puisque quatre d'entre elles seraient d'âge mineur.

Les accusations envers Nolet font état d'attouchements sexuels, d'incitation à des contacts sexuels, d'exhibitionnisme, d'avoir rendu accessible de la pornographie juvénile, de corruption de moeurs, des gestes qui se seraient déroulés entre 2010 et 2012, entre autres, et de bris de probation. Bolduc et Durant font face, pour leur part, a deux et trois chefs d'accusation respectivement. Leurs victimes seraient parmi les mêmes que les six de Nolet, mais Catherine Durand n'aurait posé des gestes qu'envers une victime et Annie Bolduc envers trois d'entre elles.

La preuve entre les trois, qui ne sont pas coaccusés, mais qui ont un procès conjoint, risque de présenter des similitudes et des témoignages qui peuvent être versés dans plus d'un dossier les concernant.

La procureure de la Couronne, Me Isabelle Dorion, a prétendu que le procès devrait durer toute la semaine qui vient. Un rapport d'expert a été évoqué et serait attendu au courant de la semaine, mais n'était pas disponible lundi matin.

L'avocate a demandé au juge une ordonnance de huis clos, afin de protéger davantage l'identité des victimes, un geste supplémentaire à l'ordonnance de non-publication. Le juge semblait tenir au respect du principe de débat public. « Mais je vais prendre en considération les quatre témoins âgés de moins de 18 ans, la charte des droits des victimes et l'intérêt de la société à encourager la dénonciation. Avec le consentement de toutes les parties, je vais vous accorder cette ordonnance », a indiqué le juge Dunnigan, avant de faire évacuer la salle.

Plusieurs témoins policiers et plusieurs civils devraient être entendus tout au cours de la semaine. Quatre témoins, probablement ceux d'âge mineur, devraient témoigner à l'aide d'un système vidéo installé dans la salle du conseil municipal de Lac-Mégantic, où se tient le procès.

Les avocats d'Annie Bolduc ont enregistré un plaidoyer de culpabilité pour leur cliente, ce qui n'était pas le cas pour les deux autres. Ronald Nolet est défendu par Me Jean-Marc Bénard et Catherine Durand par Me Audrey Parizeau.

Outre le rapport d'expert qui est attendu, les aspects techniques seraient entendus et débattus par les parties durant la journée de vendredi. Durant le procès, les notes sténographiques des témoignages des plaignants d'âge mineur, devant le Tribunal de la jeunesse, seront disponibles pour faire partie de la preuve. Une partie du témoignage de Catherine Durand, contrainte par la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) à témoigner, ne serait pas admissible à être utilisée par les procureurs.

L'enquêteur de la Sûreté du Québec dans le dossier, Mathieu Sirois, devait être le premier témoin à être entendu dans ce procès à huis clos dont il sera dorénavant impossible de connaître la teneur.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer