Janick Brault-Fortier : «Le piéton a fait un pas dans ma voie»

Janick Brault-Fortier...

Agrandir

Janick Brault-Fortier

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) C'est pour éviter de foncer dans un camion-remorque après avoir évité des piétons sur la route 222 que Janick Brault-Fortier s'est retrouvé dans la voie inverse et a happé le véhicule de Heather Stlaker qui venait en sens inverse.

L'individu de 29 ans témoignait pour sa défense, jeudi, à procès devant jury sous une accusation de conduite dangereuse causant des lésions au palais de justice de Sherbrooke.

La collision entre son véhicule Subaru bleu et la Toyota noire de la victime est survenue dans les courbes de la route 222 à Racine près du lac Larouche le 14 décembre 2011 où la limite de vitesse est de 90 km/h.

Dans la deuxième courbe de la route 222 près du stationnement des sentiers de l'Estrie, Janick Brault-Fortier a aperçu deux piétons sur la ligne jaune au centre de la route et un troisième piéton sur l'accotement.

«Le piéton sur l'accotement a fait un pas dans ma voie avant de retourner sur l'accotement. J'ai fait le saut de voir des gens au milieu du chemin surtout dans une courbe. On ne s'attend pas à voir des piétons dans le milieu du chemin. Je n'étais pas familier avec cette route. J'ai eu peur. J'ai relâché l'accélérateur et j'ai passé entre eux. Quand il y a des piétons de chaque côté tu te concentres (...) J'ai regardé dans mon rétroviseur pour voir ce qui s'était passé. Effectivement, il y avait des piétons dans le chemin. Je ne comprenais pas ce qu'ils faisaient là. Mon attention était portée vers les piétons», témoigne Janick Brault-Fortier.

«Tout s'est passé tellement vite. Ça pris à peine quelques secondes avec l'accident.»

Janick Brault-Fortier

Le conducteur a alors aperçu le camion remorque devant lui. Il témoigne qu'il arrivait alors trop vite par rapport au camion qui se trouve devant lui.

«J'étais à 100 km/ h ma réaction a été d'éviter le camion vers la gauche. J'ai vu qu'il y avait un garde fou à la droite et un véhicule n'y passait pas. Mon réflexe a été vers la gauche. Il n'y avait personne dans l'autre voie. Je ne voulais pas rentrer dans le camion. Je me disais qu'au pire je finissais dans le clos, tout se passe vite. Je ne pense pas que j'aurais eu le temps de freiner», a juré l'accusé.

«Tout s'est passé tellement vite. Ç'a prit à peine quelques secondes avec l'accident. Je m'en allais vers le fossé. J'ai vu des arbres en direction du fossé. C'est en arrivant dans la voie de gauche que j'ai vu l'autre véhicule. Il a eu le même réflexe que moi d'aller dans le fossé», a poursuivi Janick Brault-Fortier.

Contre-interrogatoire 

Lors du contre-interrogatoire mené par Me Claude Robitaille, l'accusé a reconnu que l'endroit où est survenu l'accident n'est pas un endroit sécuritaire et même dangereux pour effectuer un dépassement.

Le dossier de la SAAQ de Janick Brault-Fortier a été déposé au jury.

«Mon dossier de conduite est vierge. Je n'ai jamais eu d'infraction», confirme l'individu de 29 ans.

Concernant le bruit de son véhicule Subaru, l'accusé indiqué qu'il était muni d'un système d'échappement sport faisant un bruit caractéristique.

Janick Brault-Fortier a déposé une série de photos du trajet qu'il a emprunté sur la route 222. Certaines photos prises mercredi démontrent qu'un nouveau panneau de signalisation a été installé à 500 mètres de l'entrée du stationnement des Sentiers de l'Estrie annonçant la présence possible de randonneurs. 

Les deux avocats présenteront leurs arguments au jury vendredi matin.

Le juge Martin Bureau de la Cour supérieure devrait donner ses instructions au jury lundi prochain. Les six hommes et six femmes du jury prendront ensuite la cause en délibéré.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer