Brault-Fortier roulait près de la limite permise, dit un expert

Le reconstitutionniste en enquête-collision de la SQ, Samuel... (La Tribune, René-Charles Quirion)

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Le reconstitutionniste en enquête-collision de la SQ, Samuel Beaudet, le procureur aux poursuites criminelles Me Claude Robitaille et l'enquêteur au dossier Marc-André Charland.

La Tribune, René-Charles Quirion

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(SHERBROOKE) Le véhicule de Janick Brault-Fortier roulait à une vitesse « avoisinant la limite permise » au moment de l'impact avec Heather Stalker en décembre 2011 à Racine.

Telle est l'estimation du reconstitutionniste en enquête-collision de la Sûreté du Québec qui a été appelé à la barre au procès de Janick Brault-Fortier au palais de justice de Sherbrooke.

L'individu de 29 ans subit son procès devant jury sous une accusation de conduite dangereuse causant des lésions.

La collision entre son véhicule Subaru bleu et la Toyota Corolla noire de la victime est survenue dans les courbes de la route 222 à Racine près du lac Larouche le 14 décembre 2011 où la limite de vitesse est de 90 km/h.

« J'ai la certitude à 75 à 80 pour cent qu'il roulait entre 80 et 90 km/h au moment de l'impact (...) Je ne suis pas capable d'évaluer la vitesse 100 à 200 mètres avant », explique l'expert Samuel Beaudet de la SQ.

Le reconstitutionniste en enquêtes collisions de la SQ a indiqué au jury qu'aucune trace de freinage n'avait été répertoriée sur la chaussée pour le véhicule Subaru conduit par Janick Brault-Fortier.

Lors du contre-interrogatoire mené par l'avocat de la défense Me Jean-Guillaume Blanchette, l'expert a reconnu qu'il n'est pas nécessaire qu'un freinage laisse une trace pour être effectué.

Une trace de freinage de 21,1 mètres a été identifiée par les policiers et reliée au véhicule Toyota Corolla de la victime. Ce véhicule s'est retrouvé dans le fossé après l'impact.

Après l'impact, le véhicule de la victime a reculé de 4,7 mètres, alors que celui de l'accusé a avancé de 3,3 mètres.

« Cette donnée m'indique que le Subaru était plus lourd et qu'il allait plus vite que le Corolla au moment de l'impact. Je ne suis cependant pas capable d'identifier la vitesse du véhicule», a témoigné le reconstitutionniste de la SQ.

L'expert en enquêtes-collisions de la SQ retient le facteur humain comme cause de cet accident.

« Pour une raison que je ne peux identifier, le véhicule de M. Brault-Fortier s'est retrouvé dans la voie inverse et est entré en collision avec celui de Mme Stalker », expose l'expert Beaudet.

Des randonneurs qui ont fréquenté les sentiers de l'Estrie la journée de l'accident sont venus témoigner de leur perception des événements.

Avant de clore sa preuve, le procureur aux poursuites criminelles Me Claude Robitaille a déposé certaines admissions au jury devant le juge Martin Bureau de la Cour supérieure.

L n'est pas en cause, les deux véhicules étaient en état et les blessures subies par Heather Stalker constituent des lésions au sens du code criminel.

Le procès se poursuit jeudi à Sherbrooke.

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