Rénald Côté habite près d'une garderie

La Régie de police Memphrémagog entend faire le nécessaire pour que le Magogois... (Spectre Média, Jessica Garneau)

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(MAGOG) La Régie de police Memphrémagog entend faire le nécessaire pour que le Magogois Rénald Côté respecte les conditions auxquelles il doit désormais se soumettre.

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« On va s'assurer du respect des conditions, indique le lieutenant Sylvain Guay, porte-parole de la Régie de police Memphrémagog. Mais il aurait été difficile d'exiger qu'il se trouve un nouveau domicile immédiatement. C'est donc normal de prévoir une modulation pour son lieu de résidence. »

Forcé de demeurer à distance des écoles, des parcs et des garderies, Rénald Côté pourra continuer à habiter chez lui même si son domicile se trouve à moins de 25 mètres d'un service de garde en milieu familial.

«Je suis toujours avec les enfants que je garde alors je ne suis pas inquiète qu'il leur arrive quelque chose.»


Jeudi en fin de journée, La Tribune a rencontré la responsable du service de garde voisin du domicile de Rénald Côté, situé en bordure de la rue Stanley. Elle a confié que la présence dans son quartier de cet individu ne l'avait jamais rassurée.

« Je suis toujours avec les enfants que je garde alors je ne suis pas inquiète qu'il leur arrive quelque chose, indique la dame. Par contre, sa présence me donne le goût de m'éloigner. »

La responsable du service de garde affirme que Côté ne s'adresse jamais à elle. « Il ne venait pas nous voir », dit-elle, tout en déplorant que l'homme soit devenu complètement libre après sa sortie de prison.

La dame précise que son service de garde avait déjà démarré depuis un certain moment quand le « monstre de Magog » s'est installé dans une résidence voisine.

Ayant aussi requis l'anonymat, le père d'un enfant qui fréquente la garderie en question a été étonné d'apprendre qu'un individu semblable réside si près d'un service de garde. « Je savais qu'il était à Magog, c'est tout. Ce n'est pas plaisant de savoir ça », a-t-il reconnu.

« Ça fait longtemps que je reste dans le quartier, mentionne un autre voisin. Je n'ai pas dormi tranquille durant une semaine quand j'ai su qu'il était sur notre rue. Je vais prévenir mes petits-enfants de demeurer proche de la maison lors de leur visite. Je ne peux pas supporter ce genre de personne. »

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