Rénald Côté remis en liberté sous plusieurs conditions

Rénald Côté, emprisonné durant 14 ans après avoir... (Spectre, Jessica Garneau)

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Rénald Côté, emprisonné durant 14 ans après avoir été reconnu coupable d'abus sexuels sur sa fille Isabelle, était de retour devant le tribunal, jeudi. L'homme de Magog est soupçonné d'avoir voulu commettre une infraction à caractère sexuel sur un enfant de 9 ans.

Spectre, Jessica Garneau

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(SHERBROOKE) Celui qui a été surnommé le monstre de Magog, Rénald Côté, est maintenant encadré de sévères conditions.

L'individu de 64 ans a été amené menotté jeudi au palais de justice de Sherbrooke.

S'il est de retour devant le tribunal, c'est que le ministère public avait des raisons de craindre qu'il commette une infraction à caractère sexuel à l'endroit d'un enfant de moins de 16 ans.

Le 7 janvier dernier, Rénald Côté a offert des bonbons à un enfant de 9 ans devant son domicile de la rue Stanley à Magog. Il a invité l'enfant à monter chez lui pour les lui remettre. C'est une citoyenne qui a surpris la conversation qui a averti les autorités.

Les enquêteurs de la Régie de police Memphrémagog sont allés devant un juge pour obtenir un mandat d'arrestation contre Côté en vertu de l'article 810,1 du Code criminel.

« Nous avions des motifs de croire qu'il commettrait une infraction criminelle s'il n'était pas intercepté », explique le lieutenant Sylvain Guay de la Régie de police Memphrémagog.

Depuis sa libération du pénitencier pour les gestes cruels envers sa fille qu'il a toujours niés, Côté n'était soumis à aucune condition. Il avait été reconnu coupable d'agressions sexuelles sur sa fille Isabelle sur une période de 17 ans.

« Il avait purgé toute sa peine. Il était donc un homme libre. En raison de ses antécédents judiciaires et des faits qui nous ont été rapportés, nous avons convaincu un juge que nous avions des motifs de croire qu'une infraction criminelle de nature sexuelle pourrait être commise. Nous n'avions pas de pouvoir d'arrestation parce qu'aucune infraction criminelle n'avait été commise. Des conditions préventives sont émises. S'il en brise, des accusations criminelles pourraient à ce moment être déposées » explique le lieutenant Guay.

Série de conditions

Le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec a émis une série de conditions à Côté. Il devra rester chez lui entre 20 h et 7 h.

Il ne pourra pas rester seul avec des enfants de moins de 16 ans. Il ne pourra pas fréquenter des endroits comme les parcs, zones publiques, terrains de jeu ou centres de la petite enfance où pourraient se trouver des enfants de moins de 16 ans ou s'y trouver dans un rayon de moins de 25 mètres. Étant donné qu'il reste à moins de quinze mètres d'une garderie en milieu familial, la condition a été modulée à 15 mètres afin qu'il puisse demeurer chez lui.

Il lui sera aussi interdit de chercher ou d'accepter un emploi bénévole ou rémunéré qui le placerait en lien de confiance vis-à-vis une personne de moins de 16 ans.

Rénald Côté s'est engagé à respecter ces conditions par un dépôt de 500 $.

C'est Me Joanny Saint-Pierre qui représente le ministère public, alors que Karolanne Bonin représentait Côté pour Me Michel Dussault.

Le dossier pour prise de position en vertu de l'article 810 a été reporté au 5 avril prochain.

Côté habite près d'une garderie

La Régie de police Memphrémagog entend faire le nécessaire pour que le Magogois Rénald Côté respecte les conditions auxquelles il doit désormais se soumettre.

« On va s'assurer du respect des conditions, indique le lieutenant Sylvain Guay, porte-parole de la Régie de police Memphrémagog. Mais il aurait été difficile d'exiger qu'il se trouve un nouveau domicile immédiatement. C'est donc normal de prévoir une modulation pour son lieu de résidence. »

Forcé de demeurer à distance des écoles, des parcs et des garderies, Rénald Côté pourra continuer à habiter chez lui même si son domicile se trouve à moins de 25 mètres d'un service de garde en milieu familial.

Hier en fin de journée, La Tribune a rencontré la responsable du service de garde voisin du domicile de Rénald Côté, situé en bordure de la rue Stanley. Elle a confié que la présence dans son quartier de cet individu ne l'avait jamais rassurée.

« Je suis toujours avec les enfants que je garde alors je ne suis pas inquiète qu'il leur arrive quelque chose, indique la dame. Par contre, sa présence me donne le goût de m'éloigner. »

La responsable du service de garde affirme que Côté ne s'adresse jamais à elle. « Il ne venait pas nous voir », dit-elle, tout en déplorant que l'homme soit devenu complètement libre après sa sortie de prison.

La dame précise que son service de garde avait déjà démarré depuis un certain moment quand le « monstre de Magog » s'est installé dans une résidence voisine.

Ayant aussi requis l'anonymat, le père d'un enfant qui fréquente la garderie en question a été étonné d'apprendre qu'un individu semblable réside si près d'un service de garde. « Je savais qu'il était à Magog, c'est tout. Ce n'est pas plaisant de savoir ça », a-t-il reconnu.

« Ça fait longtemps que je reste dans le quartier, mentionne un autre voisin. Je n'ai pas dormi tranquille durant une semaine quand j'ai su qu'il était sur notre rue. Je vais prévenir mes petits-enfants de demeurer proche de la maison lors de leur visite. Je ne peux pas supporter ce genre de personne.

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