Rénald Côté remis en liberté sous plusieurs conditions

Le tristement célèbre Rénald Côté a été arrêté jeudi avant-midi par la police... (Spectre Média, Jessica Garneau)

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(SHERBROOKE) Celui qui a été surnommé le monstre de Magog, Rénald Côté, est maintenant encadré de sévères conditions. L'individu de 64 ans a été amené menotté jeudi au palais de justice de Sherbrooke.

S'il est de retour devant le tribunal, c'est que le ministère public a des raisons de craindre qu'il commette une infraction à caractère sexuel à l'endroit d'un enfant de moins de 16 ans.

Le 7 janvier dernier, Rénald Côté a offert des bonbons à un enfant de 9 ans devant son domicile de la rue Stanley à Magog. Il a invité l'enfant à monter chez lui pour les lui remettre. C'est une citoyenne qui a surpris la conversation qui a averti les autorités.

Les enquêteurs de la Régie de police Memphrémagog sont allés devant un juge pour obtenir un mandat d'arrestation contre Côté en vertu de l'article 810,1 du Code criminel.

"Nous avions de motifs de croire qu'il commettre une infraction criminelle s'il n'était pas intercepté", explique le lieutenant Sylvain Guay de la Régie de police Memphrémagog.

«Il avait purgé toute sa peine. Il était donc un homme libre.»

Sylvain Guay

Depuis sa libération du pénitencier pour les gestes cruels envers sa fille qu'il a toujours niés, Côté était soumis à aucune condition. Il avait été reconnu coupable d'agressions sexuelles sur sa fille Isabelle sur une période de 17 ans.

"Il avait purgé toute sa peine. Il était donc un homme libre. En raison de ses antécédents judiciaires et des faits qui nous ont été rapportés, nous avons convaincu un juge que nous avions des motifs de croire qu'une infraction criminelle de nature sexuelle pourrait être commise. Nous n'avions pas de pouvoir d'arrestation parce qu'aucune infraction criminelle n'avait été commise. Des conditions préventives sont émises. S'il en brise, des accusations criminelles pourraient à ce moment être déposées", explique le lieutenant Guay.

Conditions

Le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec a émis une série de conditions à Côté. Il ne pourra pas rester seul avec des enfants de moins de 16 ans. Il ne pourra pas fréquenter des endroits comme les parcs, zones publiques, terrains de jeu ou centre de la petite enfant où pourraient se trouver des enfants de moins de 16 ans ou s'y trouver dans un rayon de moins de 25 mètres. Il lui sera aussi interdit de chercher ou d'accepter un emploi bénévole ou rémunéré qui le placerait en lien de confiance vis-à-vis une personne de moins de 16 ans.

Rénald Côté s'est engagé à respecter ces conditions par un dépôt de 500 $.

C'est Me Joanny Saint-Pierre qui représente le ministère public, alors que Karolanne Bonin représentait Côté pour Me Michel Dussault.

L'audition pour l'émission des conditions en vertu de l'article 810 a été reportée au 5 avril prochain.

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