La prison de week-end pour la voleuse sexy

Stéphanie Beaudoin et son avocat Me Denis Lavigne.... (Archives La Tribune)

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Stéphanie Beaudoin et son avocat Me Denis Lavigne.

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Yannick Poisson
La Tribune

(Victoriaville) C'est une Stéphanie Beaudoin soulagée qui a quitté le palais de justice de Victoriaville, lundi en fin de journée, après avoir appris qu'elle passera les 45 prochains week-ends derrière les barreaux. La jeune femme de 23 ans s'était préparée à passer quelques mois à l'ombre pour la quarantaine de vols commis dans des résidences des MRC d'Arthabaska et de l'Érable, à l'été 2014.

« Elle est agréablement surprise et soulagée, résume l'avocat de celle qu'on a surnommée la voleuse sexy, Me Denis Lavigne. Les peines de fin de semaine ne sont pas purgées en compagnie des détenus à temps plein. Il n'était pas souhaitable d'envoyer une adolescente parmi les criminels ».

Le juge Bruno Langelier a effectivement pris en considération le jeune âge de l'accusée, le fait qu'elle n'ait pas d'antécédents judiciaires, le faible risque qu'elle récidive, les remords prononcés et la présence de problèmes mentaux pour motiver la légère peine. Il a été mis en preuve que la jeune Beaudoin était en effet aux prises avec un trouble de personnalité limite qui l'a amenée à essayer de se suicider.

« Elle a été hospitalisée à deux reprises, à Victoriaville et Thetford Mines, après avoir tenté de se suicider. Ce sont autant d'appels à l'aide, conclut le magistrat. Elle a également donné dans l'automutilation, elle montre des traits narcissiques et est en proie à la surcharge et à l'agressivité. Elle est maintenant médicamentée pour des troubles d'anxiété. Il faut convenir d'une peine qui lui permettra de poursuivre ses démarches thérapeutiques. »

Finies les photos

La peine d'emprisonnement est accompagnée d'une période de probation de 30 mois au cours de laquelle la jolie criminelle devra faire 200 heures de travaux communautaires, suivre les thérapies requises par son agent de probation et son médecin traitant en plus de s'abstenir de se servir de son image afin d'obtenir des bénéfices.

« Le tribunal lui interdit d'utiliser son image afin d'obtenir un bénéfice ou une compensation monétaire si l'entente a comme considération l'exploitation de ses démêlés judiciaires. Elle pourrait toujours poser, mais, comme elle n'a pas de contrôle sur ce que ses contractants feront, je lui déconseille de le faire. Ça ne fera pas son affaire », précise Me Lavigne.

Une suramende et des dédommagements

Stéphanie Beaudoin a plaidé coupable à 39 chefs d'introduction par effraction et de vols, ainsi qu'à une poignée d'autres en lien avec la possession illégale d'armes à feu, de complot pour vol et de possession d'articles de cambriolage. Étant donné le nombre de dossiers, elle devra verser une petite fortune en suramende. Le chiffre frôlerait les 5000 $.

Le juge a également ordonné qu'on utilise les quelque 10 000 $ saisis dans la voiture et la résidence de l'accusée pour dédommager en partie deux des familles qui ont été frustrées par la criminelle et ses trois complices de 17, 13 et 11 ans.

Selon l'information obtenue des policiers, Stéphanie Beaudoin et ses trois complices auraient dérobé de l'argent et du matériel pour une valeur globale de 86 000 $, elle aurait également causé des bris aux propriétés pour un peu plus de 5600 $.

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