Agression sexuelle: Martinez nie en bloc

Ian Martinez en compagnie d'un proche.... (Collaboration spéciale, Éric Beaupré)

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Ian Martinez en compagnie d'un proche.

Collaboration spéciale, Éric Beaupré

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Yanick Poisson
La Tribune

(DRUMMONDVILLE) L'entraîneur de patinage artistique Ian Martinez nie avoir agressé sexuellement une de ses patineuses alors qu'il oeuvrait à titre d'invité pour le Club de patinage artistique Élites sur glace Drummond-Saint-Cyrille. Selon l'ancien champion, maintenant âgé de 27 ans, c'est une histoire de règlement de compte qui serait à l'origine des accusations.

« Ce n'est pas arrivé », a prétendu à maintes reprises l'instructeur alors qu'il était cuisiné par la procureure de la Couronne Me Magali Bernier. S'il reconnaît s'être retrouvé seul avec sa présumée victime à deux reprises dans son véhicule, chez lui et lors de voyages de patinage, il croit que son ancienne protégée a voulu se venger parce qu'il a réduit le temps qu'il lui accordait.

« C'était professionnel et en aucun cas autrement, a-t-il soutenu au moment de dépeindre sa relation avec la victime. J'étais sévère, peut-être très strict avec elle, mais c'est mon travail de coach. Je ne comprends pas, elle fait ça par vengeance possiblement selon moi ».

Il a expliqué qu'à un certain moment, avant que la jeune femme ne change d'entraîneur, il lui consacrait de moins en moins de temps. Selon son témoignage, la patineuse s'était effectivement blessée et n'était plus au sommet de sa forme. Son entraînement en a souffert.

Des courriels incriminants

Au moment de l'interrogatoire, Me Bernier a déposé des courriels que l'entraîneur aurait envoyés à sa présumée victime, dont un qu'il aurait envoyé lorsqu'il a appris qu'elle venait de se faire un copain. Au sein d'une missive où l'on peut sentir de l'agressivité, il lui transmet qu'il aurait aimé l'apprendre de sa bouche et lui demande s'il doit se « tasser ».

Ian Martinez a affirmé ne jamais avoir envoyé ces courriels, même s'ils avaient l'habitude de correspondre. Il a prétendu que les documents avaient été falsifiés afin de l'incriminer.

La procureure est également revenue sur l'entraînement hors glace auquel Martinez avait convoqué sa présumée victime. Encore une fois, il a affirmé que « rien n'était arrivé » lors de cet épisode, même s'il reconnaît qu'il n'avait jamais eu recours à ce type de traitement avec d'autres de ses protégés.

Les faits qui sont reprochés au célèbre patineur se seraient produits entre le mois de novembre 2013 et le mois de mars 2014. Martinez aurait procédé à des attouchements et des caresses, des baisers. La preuve étant maintenant complète, les partis seront de retour devant le Tribunal le 24 février pour les plaidoiries.

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