Sudation mortelle: sitôt enfermée, sitôt libérée

Gabrielle Fréchette a été libérée dans les heures... (Collaboration spéciale, Éric Beaupré)

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Gabrielle Fréchette a été libérée dans les heures qui ont suivi son incarcération, elle est accompagnée de son conjoint Pierre Noël.

Collaboration spéciale, Éric Beaupré

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Yanick Poisson
La Tribune

(Drummondville) Gabrielle Fréchette n'aura pas eu le temps de se faire beaucoup d'amis derrière les barreaux. Quelques heures à peine après avoir été condamnée à trois années de prison par la juge de la Cour du Québec Hélène Fabi, son avocat, Me Richard Dubé, obtenait sa libération, le temps que la cause soit entendue devant la Cour d'appel.

Il faut dire que la Cour d'appel a accepté d'entendre la requête du clan Fréchette qui prétextait que la magistrate a erré au moment de prononcer son verdict de culpabilité. Me Dubé a encore du mal à comprendre comment la juge a pu en venir à la conclusion que sa cliente a fait preuve de négligence criminelle lors de l'épisode de sudation mortelle ayant causé la mort de Chantal Lavigne, en juillet 2011.

« Mme Fréchette a admis qu'elle n'avait pas les connaissances théoriques reliées à ces huttes de sudation, mais ce genre de huttes, il y en a eu des centaines et jamais ce genre de situation ne s'est produit. Il s'agit d'un bête accident et tous les participants à cette activité étaient consentants. Ils pouvaient également quitter la hutte à tout moment », résume le criminaliste pour expliquer sa position.

Peine «exagérée»

Gabrielle Fréchette entend également contester la durée de la peine. Son avocat estime que trois ans de prison pour ce type d'événement est une peine démesurée. Il croit que la juge s'est laissé influencer par l'opinion publique.

« C'est exagéré si l'on tient compte qu'il s'agit d'un individu sans antécédents judiciaires et qui a peu d'implication dans le décès de la victime. Le message de dissuasion est un peu fort et je crois que le fait que ma cliente ait eu des croyances difficiles à comprendre a pu influencer le verdict », ajoute-t-il.

Les avocats de ses coaccusés dans cette affaire n'ayant pas entamé les mêmes démarches, Ginette Duclos et Gérald Fontaine seraient toujours derrière les barreaux au moment d'écrire ces lignes, mais pourraient aussi recouvrer leur liberté prochainement. Ces derniers ont été condamnés à deux ans de prison par la juge de première instance.

Rappelons que le trio a été reconnu coupable de négligence criminelle causant la mort de Chantal Lavigne et des lésions à Julie Théberge. Les deux femmes, âgées respectivement de 35 et 48 ans au moment des faits avaient été conduites à l'hôpital après plusieurs heures de traitement, au cours desquelles elles ont été invitées à s'enduire de boue et se couvrir de plastique et de couvertures. Les participants devaient ensuite se mettre la tête dans une boîte de carton.

Mme Lavigne est décédée le 29 juillet à la suite d'un coup de chaleur, alors que Mme Théberge a dû être soignée d'urgence pour un choc nerveux.

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