Noyade: la victime a été trop téméraire, dit le coroner

Le coroner Yvon Garneau a conclu que la... (Photo collaboration spéciale Éric Beaupré)

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Le coroner Yvon Garneau a conclu que la mort du jeune Kevin Chênard-Picard est d'origine accidentelle.

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(Drummondville) Dans son rapport publié mardi, le coroner Yvon Garneau prétend que la témérité du jeune Kevin Chênard-Picard, lors de la journée fatidique du 13 juillet, a grandement contribué à son décès par noyade.

« Personne ne portait pas de veste de flottaison. C'est donc par témérité, comme dans bien des cas, que l'accident s'est produit. La plupart du temps ces accidents surviennent alors que les personnes croient pouvoir nager sans connaitre la profondeur de l'eau ou l'effet des courants », statue-t-il.

L'homme de 22 ans à peine s'est présenté avec deux de ses amis, à proximité d'un parc municipal situé en bordure de la rivière Saint-François à Drummondville, afin de pêcher et de s'amuser. À un certain moment, les trois jeunes hommes décidèrent de traverser un bout de rivière à la nage afin d'accéder à une île située à environ 180 mètres. Les deux premiers se sont rendus à destination sans problème, mais Chênard-Picard n'a pas eu la même chance.

« Deux des trois ont débuté la traversée très rapidement devant Kevin Chenard-Picard. À un moment donné, les deux amis ont remarqué que la victime avait manqué de souffle et qu'elle avait sombré sous l'eau. Vu la présence de courant, les deux amis ont été incapables de retourner là où Kevin Chenard-Picard avait sombré. Ils ont demandé immédiatement du secours », raconte le coroner.

Selon les constatations des plongeurs, la profondeur de l'eau est d'environ trois mètres dans le plus profond à ce même endroit. Il n'y avait aucune indication de baignade interdite, mais il n'y avait pas de surveillance non plus. Il s'agit cependant d'un endroit connu pour ce genre de baignade dans la région.

 

Des éraflures 

À l'examen du corps, le médecin pathologiste a remarqué une éraflure visible derrière la tête de la victime. Il a toutefois présumé qu'elle pouvait correspondre à un mouvement de perche manipulée par un des premiers répondants qui s'est affairé à faire des recherches sous l'eau. L'examen n'a pas permis de mettre en évidence la présence de blessures mortelles qui seraient antérieures à une noyade.

Des analyses toxicologiques effectuées au Centre de toxicologie de l'Institut national de santé publique du Québec se sont, par ailleurs, avérées négatives pour les médicaments, l'alcool et les drogues.  

Malgré la présence de plongeurs et d'hélicoptères sur le site, les secours ont eu besoin de près de 24 heures afin de retrouver le corps de la jeune victime. Ce dernier a été extirpé de la rivière le 14 juillet, peu avant midi.

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