Accident mortel: le travailleur de Sural était en zone dangereuse

Stéphane Châteauneuf, un travailleur chez Sural Québec qui perd la vie au... (Photo CNESST)

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(SHERBROOKE) Stéphane Châteauneuf, un travailleur chez Sural Québec qui perd la vie au travail en septembre dernier, se trouvait dans une zone dangereuse lorsque l'accident est survenu.

L'enquête de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a permis d'identifier trois causes pour expliquer l'accident mortel du 3 septembre à Victoriaville. D'abord, des travaux de réparation sont effectués dans le bobinoir alors que l'équipement est sous tension.

De plus, le volet supérieur du bobinoir se met en mouvement et écrase le travailleur. Finalement, la planification déficiente des activités de mise en service du bobinoir expose les travailleurs à des dangers, déclare un communiqué de presse.

En lien avec cet accident, la CNESST a délivré à l'employeur, Sural Québec inc., un constat d'infraction.

Pour ce type d'infractions, l'amende peut varier de 16 124 $ à 64 495 $ pour une première offense, et de 32 248 $ à 161 240 $ en cas de récidive.

La CNESST rappelle à tous les employeurs leur obligation de s'assurer que l'organisation du travail ainsi que les équipements, les méthodes et les techniques pour l'accomplir sont sécuritaires.

Pour ce faire, il est essentiel de bien repérer les dangers, d'en informer les travailleurs et de mettre en place des moyens pour les éliminer. Entre 2010 et 2014, au Québec, 32 travailleurs sont décédés après avoir été coincés ou écrasés par des objets.

Sous tension

Lors de l'accident, M. Châteauneuf terminait une réparation sur le bobinoir, une pièce de la machine servant à enrouler la tige d'aluminium pour former une bobine. Pour ce faire, il accède à l'intérieur de la machine alors qu'elle est sous tension et en mode automatique.

Un autre travailleur qui observe les travaux à partir d'une passerelle effectue un mouvement et croise involontairement le faisceau optique qui commande la descente d'une pièce de la machine. M. Châteauneuf, qui se trouve dans la trajectoire de descente de la pièce, est écrasé. Il est transporté à l'hôpital et succombe à ses blessures.

À la suite de cet accident, la CNESST a interdit la mise en marche, le réglage, le déblocage, la maintenance et la réparation de la ligne de production. Cette interdiction a depuis été levée.

De plus, la CNESST a exigé de l'employeur qu'il élimine l'accès aux zones dangereuses, et qu'il mette en place une méthode de cadenassage et une méthode de travail sécuritaire pour toute intervention sur la ligne de production.

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