Fraude: de nouvelles accusations contre Jean-François Brisson

Jean-François Brisson... (Spectre Média, René Marquis)

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Jean-François Brisson

Spectre Média, René Marquis

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(SHERBROOKE) De nouvelles accusations doivent être portées contre le fraudeur allégué Jean-François Brisson de Sherbrooke.

Arrêté en octobre 2015 pour des fraudes de plus de 70 000 $, Brisson était de retour devant le tribunal vendredi au palais de justice de Sherbrooke.

Lors de son passage devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec, il a été évoqué que de nouvelles accusations doivent être portées dans son dossier.

Son avocate, Me Karine Arsenault-Sirois, a demandé que le dossier de son client soit reporté au 8 mars prochain.

Bien connu des milieux communautaires et des affaires à Sherbrooke, Brisson aurait profité de ses fonctions au club nautique de Sherbrooke pour frauder cet organisme d'un montant d'environ 54 000 $.

«Je ne sais pas si les nouvelles accusations sont liées à notre club. Nous avons porté plainte contre lui au départ, alors nous voulons suivre l'affaire jusqu'à la fin. À voir ce qu'il a fait avec nous, il a peut-être fraudé ailleurs. Nous ne sommes pas surpris que de nouvelles accusations soient déposées, mais nous ne savons pas ce qui en est», explique le président du club nautique de Sherbrooke, Nicolas Lemay, qui était présent au palais de justice de Sherbrooke pour la suite des procédures dans le dossier de Jean-François Brisson en compagnie d'autres membres du club nautique.

«Nous travaillons très fort pour réussir à nous sortir des difficultés financières dans lesquels nous étions. Ça va mieux. Nous travaillons encore plus fort pour nous sortir d'une situation que nous n'aurions pas été obligés d'être confrontés. Nous voulons savoir ce qui va arriver avec M. Brisson parce que c'est lui semble nous avoir mis dans ces difficultés financières», explique Nicolas Lemay.

Ce dernier estime qu'il est trop tôt pour entreprendre des démarches de remboursement avec l'accusé.

«Je ne sais pas si nous allons revoir cet argent. Nous ne sommes pas rendus là. Des poursuites civiles engendreraient des frais supplémentaires», souligne M. Lemay.

«Ce sont des programmes pour les jeunes que nous n'avons pas pu mettre en place. De l'équipement, des bateaux et des rames que nous n'avons pas pu acheter.»


Les conséquences pour le club nautique de Sherbrooke ont été importantes.

«Ce sont des programmes pour les jeunes que nous n'avons pas pu mettre en place. De l'équipement, des bateaux et des rames que nous n'avons pas pu acheter. Des jeunes que nous n'avons pas pu envoyer en compétition parce que nous n'avions pas les fonds nécessaires

Jean-François Brisson est aussi accusé d'avoir utilisé un autre stratagème pour frauder la compagnie de gestion immobilière Cogir dont le siège social est situé dans la région de Montréal entre septembre 2013 et mai 2014.

L'individu de 35 ans aurait alors utilisé un stratagème différent envers cette entreprise de gestion. Il aurait alors simulé un cancer pour solliciter des dons afin de payer ses traitements. Il a réussi de cette façon à encaisser environ 20 000 $ de la part de son employeur.

Brisson demeure en liberté sous condition dans cette affaire. Il possède des antécédents judiciaires de fraude par chèque, introduction par effraction et conduite avec les facultés affaiblies.

C'est Me Andy Drouin qui représente le ministère public dans cette affaire.

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