Des cendres se ravivent et détruisent une maison

Une vingtaine de pompiers ont travaillé à combattre... (Spectre Média, Julien Chamberland)

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Une vingtaine de pompiers ont travaillé à combattre cet incendie.

Spectre Média, Julien Chamberland

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(SHERBROOKE) « Je n'aurais jamais cru que des cendres pouvaient se rallumer de cette façon »

Marco Gauthier était un homme dévasté vendredi matin devant les ruines de sa résidence sur la rue Véronique dans l'arrondissement de Fleurimont.

Les cendres qu'il avait placées dans une boîte de carton dans la neige à l'arrière de sa maison mercredi soir et qu'il croyait inactives se sont ravivées près de trente heures plus tard pour détruire la maison unifamiliale qu'il occupait avec sa conjointe et son fils de 12 ans.

« C'est mon manque de connaissance concernant les cendres qui a causé cet incendie. J'ai été chanceux parce que ce n'était pas la première fois que je mettais de la cendre dans une boîte de carton de cette façon. Il n'y avait aucun tison, alors je ne pensais pas que ça pouvait reprendre. En plus j'ai passé la soirée jeudi à travailler près de cette boîte et je n'ai rien remarqué. Je n'ai jamais pensé que ça pouvait se rallumer même après une semaine », mentionne le propriétaire de la maison sinistrée.

M. Gauthier n'est pas le seul à commettre une telle erreur en disposant des cendres de combustion domestique. Au cours des cinq dernières années, le Service de protection contre les incendies de Sherbrooke signale une moyenne de huit incendies causés par des cendres qui se sont ravivées.

Lors de l'incendie de la rue Véronique dans la nuit de jeudi à vendredi, les cendres avaient été disposées à l'arrière de la résidence.

Les pertes au bâtiment sont évaluées à plus de 275 000 $.

« Une chance que ma conjointe était réveillée sinon nous serions peut-être tous morts à l'intérieur. Tout s'est passé très vite », soutient M. Gauthier.

L'incendie, qui a pris naissance vers 22 h 45, a été très violent.

« À notre arrivée, les flammes s'étaient attaquées à un mur extérieur et à la toiture. Nous avons tenté de contenir l'incendie, mais le bâtiment est une perte totale. Le revêtement d'une résidence adjacente a été endommagé par la chaleur de l'incendie. Nous avons adopté un mode défensif pour préserver les bâtiments situés à proximité », mentionne le chef Blais.

Une vingtaine de pompiers ont travaillé à combattre cet incendie.

« Lorsque nous sommes sortis, il n'y avait plus rien à faire », constate Marco Gauthier.

La division de prévention du SPIS rappelle qu'il faut redoubler de prudence avec les cendres chaudes.

« Malheureusement ce type d'incendie survient trop souvent. Les cendres doivent être entreposées à l'extérieur du bâtiment dans un contenant métallique avec un couvercle. Ce contenant doit se trouver à au moins trois mètres d'un objet auquel le feu pourrait se propager comme une maison, une remise ou des arbres», explique l'inspectrice en prévention du SPIS, Édith Vaillancourt.

Elle soutient que les cendres chaudes peuvent se raviver et causer un incendie jusqu'à sept jours après avoir été entreposées.

« La cendre agit en quelque sorte comme un isolant pour les tisons. Il ne s'agit que d'un nouvel apport d'air ou que les cendres soient brassées pour se rallumer. Il faut éviter les contenants de plastique, de bois ou de carton. Après avoir placé les cendres dehors, on peut même ajouter une pelletée de neige. Il faut éviter de les mettre dans les bacs de poubelles, le compost ou le recyclage. Idéalement, il faudrait attendre au printemps avant d'en disposer », conseille Édith Vaillancourt du SPIS.

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