Bébé incendié sur une cuisinière à Victoriaville

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Caroline Morin, en compagnie de son conjoint, Frédéric Beaudet.

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Yanick Poisson
La Tribune

(Victoriaville) Un poupon de cinq mois a été gravement brûlé, jeudi en soirée, dans l'incendie de son siège d'auto de type coquille, placé par inadvertance sur une cuisinière en marche. L'incident a eu lieu dans un appartement d'un immeuble de la rue Arel, à Victoriaville.

Selon des voisins, c'est le conjoint de la mère de l'enfant, Frédéric Beaudet, qui aurait placé l'enfant sur la cuisinière, un geste qu'il posait couramment lorsqu'il rentrait à la maison. Il se serait ensuite absenté quelques instants afin de préparer le biberon de la petite Fanny et de griller une cigarette. Il n'avait toutefois pas remarqué qu'il avait actionné la cuisinière par inadvertance.

Ce sont les cris du bébé qui ont alerté la mère, Caroline Morin, et son ami de coeur. Dans un élan de panique, des voisins sont intervenus et ont aidé à éteindre les flammes et extirper la petite fille de 5 mois de son siège embrasé. Au cours de la manoeuvre, M. Beaudet a été blessé grièvement aux mains et aux avant-bras.

Il aurait également inhalé beaucoup de fumée, ce qui aurait endommagé ses poumons. Il a été conduit à l'Hôtel-Dieu d'Arthabaska pour y être soigné. Au moment d'écrire ces lignes, on envisageait de le transférer à l'Unité des grands brûlés de Montréal.

Hors de danger

Si on a craint pour sa vie pendant un bon moment, il semble que le bambin soit maintenant hors de danger. Les prochains mois risquent toutefois d'être particulièrement difficiles pour la jeune victime qui devra composer avec de graves blessures. Elle a été confiée aux bons soins des spécialistes de l'hôpital Sainte-Justine de Montréal.

Pour ce qui est de la mère, elle a été traitée pour un choc nerveux et a obtenu son congé de l'hôpital, vendredi. Elle s'est immédiatement rendue au chevet de sa fille, escortée par son père, Gabriel Morin.

Rongés par les remords

S'ils considèrent qu'il s'agit-là d'un accident, Caroline Morin et son copain sont rongés par les remords depuis les événements. Ils conviennent qu'il s'agit d'une mauvaise idée de placer le siège sur la cuisinière.

«Il n'arrêtait pas de dire: c'est de ma faute, c'est de ma faute. Il s'en voulait beaucoup pour ce qui s'est passé», affirme une voisine, faisant allusion à des propos tenus par M. Beaudet quelques instants après le drame.

Des accusations?

Au cours des dernières heures, les policiers de la Sûreté du Québec ont rencontré les parents de la jeune victime et ont examiné la scène de fond en comble. Pour l'instant, aucune accusation criminelle n'a été déposée, mais l'enquête se poursuit et d'autres témoins doivent être rencontrés au cours des prochains jours. On tente, entre autres, de comprendre comment l'homme a pu mettre le four en marche par «inadvertance».

«S'agit-il d'un accident? Est-ce qu'il y a des éléments criminels qui expliquent l'événement? Nous avons toujours des témoins à rencontrer avant d'en venir à une conclusion. L'enquête n'est pas terminée», explique la porte-parole Éloïse Cossette.

Près d'une vingtaine de pompiers ont été appelés à intervenir dans l'immeuble à logement de la rue Arel. Les locataires des sept autres appartements du bâtiment ont pu regagner leurs domiciles avant la tombée de la nuit, jeudi.

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