Quinze mois de prison pour importation de porno juvénile

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Mathieu Dumont entre au tribunal pour recevoir sa peine de 15 mois de prison.

La Tribune, René-Charles Quirion

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(SHERBROOKE) Mathieu Dumont de Sherbrooke passera les 15 prochains mois derrière les barreaux pour avoir tenté d'importer de la pornographie juvénile.

L'individu de 22 ans a reconnu avoir commandé au Japon un objet sexuel représentant les parties sexuelles d'un enfant.

« L'accusé a importé par Internet à partir d'un site japonais ce qui ressemble à une petite poupée sans bras, tête ou jambe. C'est en fait un tronc avec des parties sexuelles atrophiées qui représente le corps d'un jeune enfant », a expliqué au tribunal la procureure aux poursuites criminelles, Me Marie-Line Ducharme.

Le colis suspect a été intercepté par l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) le 10 novembre 2015. L'enquête a par la suite été menée par la Sûreté du Québec.

Les accusations contre Mathieu Dumont ont été portées le 12 décembre 2015 et il a plaidé coupable quatre jours plus tard.

Cet épisode d'importation de matériel de pornographie juvénile n'était pas une première pour Mathieu Dumont. Le 16 novembre 2015, il avait été condamné à 90 jours de prison à purger de façon discontinue pour la possession de pornographie juvénile à Granby.

À cette occasion, ce sont des images de mangas (des dessins animés japonnais) sur la boîte de commande qui avaient alerté l'ASFC. Dans le cas le plus récent, Dumont avait pris soin de ne pas demander de boîte pour se faire livrer son colis, mais les autorités ont tout de même réussi à l'intercepter.

« Aucune photo d'enfant n'a été trouvée dans son ordinateur. L'objet saisi est inspiré des mangas japonais. Il entre dans la définition « autre » de la pornographie juvénile. Même si la possession de ce type d'objet est légale dans d'autres pays, elle est interdite au Canada. Il y a une représentation claire des organes génitaux d'un enfant », soutient Me Ducharme.

La suggestion commune de peine de détention de 15 mois, qu'elle a présentée à la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec avec Me Karine Arsenault-Sirois de l'aide juridique, s'ajoute à la peine discontinue qu'il purgeait déjà.

Une probation de trois ans a été imposée à l'accusé, dont un suivi durant les deux premières années.

Mathieu Dumont devra inscrire son nom au registre des délinquants sexuels à perpétuité.

À sa sortie de prison, il devra respecter une série de conditions dont celle de ne pas se trouver dans les parcs ou dans un endroit où pourraient se trouver des personnes de moins de 16 ans pour les cinq prochaines années. Il ne pourra non plus occuper un travail bénévole ou non avec des personnes de moins de 16 ans et il lui sera d'ailleurs interdit de communiquer avec eux sauf sous supervision.

Mathieu Dumont, qui a étudié en animation 3D, pourra utiliser Internet seulement lors de travaux scolaires ou dans le cadre d'un travail.

Par les accusations portées, Dumont était assujetti à une peine minimum d'une année de détention.

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