«Ne me décevez pas!», dit le juge Tôth à Poulin-Beaunoyer

« Ne me décevez pas! » C'est sur un ton directif que le juge François Tôth de... (Archives La Tribune, Jessica Garneau)

Agrandir

Archives La Tribune, Jessica Garneau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) « Ne me décevez pas! » C'est sur un ton directif que le juge François Tôth de la Cour supérieure a remis en liberté sous de sévères conditions Dave Poulin-Beaunoyer accusé de l'homicide involontaire coupable d'un enfant de 20 mois.

Dave Poulin-Beaunoyer a été arrêté le 6 octobre en lien avec le décès d'un bambin de 20 mois, le 26 septembre.

Une ordonnance de non-publication fait en sorte qu'il n'est pas possible de révéler les faits de la cause avant le procès.

Détenu depuis son arrestation, Poulin-Beaunoyer s'était vu refuser une première fois d'être remis en liberté par la Cour du Québec. Entendu en révision de sa remise en liberté, Poulin-Beaunoyer a accepté de se soumettre à une thérapie afin de quitter le Centre de détention de Sherbrooke.

« Même si mon client fait face à l'une des plus graves infractions du Code criminel, la règle reste toujours la même, soit la présomption d'innocence. Ce sera toujours à la Couronne de faire la démonstration que mon client est réellement responsable de cette mort violente », explique l'avocat de la défense, Me Benoit Gagnon de l'aide juridique.

Dave Poulin-Beaunoyer a soumis de la preuve nouvelle à la Cour supérieure afin de faire réviser la décision rendue contre lui le 19 octobre 2015.

L'accusé s'est d'ailleurs présenté avec un oeil au beurre noir au palais de justice de Sherbrooke.

S'il veut demeurer en liberté, l'individu de 27 ans devra respecter une série de conditions.

« Les conditions émises sont très sévères et très encadrantes. Avec ces conditions, le juge est arrivé à la conclusion qu'il pouvait remettre en liberté Dave Poulin-Beaunoyer. Ce n'est pas un individu qui va se promener libre comme l'air dans les rues de Sherbrooke. C'est une liberté qui est très contrôlée », soutient Me Gagnon.

« C'est un encadrement qui est serré. Alors, il restera à voir si Dave Poulin-Beaunoyer respectera les conditions qui lui ont été imposées », précise la procureure aux poursuites criminelles, Me Joanny Saint-Pierre.

Dave Poulin-Beaunoyer devra rester dans une maison de thérapie 24 heures par jour, sept jours par semaine. Ce sera à lui d'assumer les frais de cette thérapie fermée. Il devra se soumettre à des dépistages de drogue tous les mois.

Il ne pourra tenter d'entrer en contact avec la mère de la jeune victime et se trouver en présence d'enfant de moins de 16 ans sauf sur un jugement de la chambre de la jeunesse. Dave Poulin-Beaunoyer devra s'abstenir de consommer de la drogue.

L'accusé devra aussi respecter tous les règlements de la maison de thérapie.

Dave Poulin-Beaunoyer a acquiescé lorsque le juge Tôth lui a demandé s'il avait bien compris cette série de conditions.

Une douzaine de proches de l'accusé étaient présents au palais de justice de Sherbrooke pour l'appuyer. À la sortie du tribunal, le beau-père de l'accusé Daniel Bélisle a mentionné qu'il était « heureux et soulagé » que Dave Poulin-Beaunoyer soit libéré parce qu'il est un « bon p'tit gars ».

Le dossier de Dave Poulin-Beaunoyer reviendra devant le tribunal le 22 mars prochain.

« Nous allons demander la tenue d'une enquête préliminaire. Pour l'instant, nous n'avons qu'un côté de la médaille qui n'a pas été testée encore à la suite de l'enquête préliminaire. Nous allons ensuite déterminer si nous allons aller devant jury pour le procès », mentionne Me Benoit Gagnon.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer