Un jeune homme plaide coupable d'importation d'un objet sexuel

Arrêté vendredi dernier, Mathieu Dumont de Sherbrooke a... (Archives, La Tribune)

Agrandir

Arrêté vendredi dernier, Mathieu Dumont de Sherbrooke a mis moins de quatre jours pour régler son dossier d'importation de pornographie juvénile.

Archives, La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) Arrêté vendredi dernier, Mathieu Dumont de Sherbrooke a mis moins de quatre jours pour régler son dossier d'importation de pornographie juvénile.

L'homme de 22 ans a tenté d'importer du Japon un objet représentant les organes sexuels d'un enfant.

Cette infraction criminelle est assujettie à une peine minimum d'une année de détention.

Devant le juge Pierre Bachand de la Cour du Québec, mardi, il a reconnu avoir tenté d'importer au Canada cet objet inclus dans la définition du Code criminel de la pornographie juvénile. Le colis problématique avait été intercepté par l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) et le dossier avait été soumis à la Sûreté du Québec.

Les accusations ont été autorisées la semaine dernière par la procureure aux poursuites criminelles Me Marie-Line Ducharme qui avait refusé que Dumont soit remis en liberté.

Professeur de droit criminel à l'école du Barreau à Sherbrooke, Me Mia Manocchio explique que les tribunaux supérieurs ont établi une définition relativement large de la pornographie juvénile.

« La définition de la pornographie juvénile est assez large pour inclure beaucoup de choses. Si l'on peut conclure que l'objet sexuel en question pouvait correspondre au tronc d'un enfant, une telle représentation correspond à la définition de la pornographie juvénile. Toute parole, tout geste, dessin ou image à caractère sexuel impliquant un enfant de moins de 18 ans est considéré comme de la pornographie juvénile. Même si l'objet en question est légal dans le pays d'où il provient, ça ne veut pas dire que c'est légal de l'importer au Canada », explique la criminaliste.

Mathieu Dumont possède un antécédent judiciaire en matière de pornographie juvénile. Le 16 novembre dernier, il avait été condamné à 90 jours de prison à purger de façon discontinue pour la possession de pornographie juvénile à Granby.

La Couronne a consenti à ce que Mathieu Dumont soit libéré sous conditions le temps de régler ses affaires avant d'être incarcéré pour un minimum d'une année.

Il devra rester au domicile de ses parents 24 heures par jour et ne pourra sortir sans eux. Il lui sera interdit notamment d'accéder à Internet.

L'avocate de la défense

Me Karine Arsenault-Sirois de l'aide juridique et la procureure aux poursuites criminelles devraient faire leurs observations sur la peine dans le dossier le 7 janvier 2016.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer