Paquin victime de vandalisme

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(SHERBROOKE) Le président du comité exécutif, le conseiller Serge Paquin, et sa conjointe, la greffière Isabelle Sauvé, ont été victimes de vandalisme la fin de semaine dernière. Dans la nuit de samedi à dimanche, leurs voitures ont été amochées devant leur maison, un geste que M.  Paquin qualifie d'intimidation.

« Les deux voitures ont été aspergées de solvant à peinture. Ça s'est probablement fait très vite », relate M. Paquin, qui a constaté les dégâts dimanche midi.

Selon le conseiller municipal, il semble s'agir d'un geste ciblé. « Il n'y a que nos voitures qui ont été touchées. Il n'y en a pas eu d'autres dans le quartier. C'est clair que c'était dirigé contre nous. »

Les dommages ont été évalués à 4000 $ sur chacune des voitures. Une plainte officielle a été déposée au Service de police de Sherbrooke (SPS), qui invite tout citoyen disposant d'information à communiquer avec lui.

Le relationniste du SPS Martin Carrier confirme qu'une plainte a été enregistrée, mais ne peut préciser si d'autres événements du genre se sont produits dans le même secteur. M. Carrier ne peut non plus affirmer si le dossier est traité différemment puisqu'un politicien a été pris pour cible.

Interrogé à savoir si des menaces avaient été proférées avant que les gestes ne soient commis, Serge Paquin répond par la négative. « Ce n'est pas possible de plaire à tout le monde, mais de là à faire du vandalisme... »

Dans les dernières semaines, des citoyens ont remis en doute les liens entre la greffière et le président du comité exécutif, faisant allusion à de possibles conflits d'intérêts. Parallèlement, la Ville et les syndicats attendent toujours que la Cour tranche une mésentente concernant les régimes de retraite pour commencer à négocier. M. Paquin ne voit toutefois aucun lien que ce soit entre ces litiges et les événements de la fin de semaine.

« Je ne me lancerai pas dans les supputations ou les hypothèses. Je n'ai aucun élément qui me laisse croire que ce soit relié. Nous ne sommes pas dans une période cruciale de négociation avec le syndicat. Il n'y a pas de vote de grève... »

En 25 ans de carrière politique, Serge Paquin n'avait jamais subi de vandalisme de cet ordre. « J'ai eu droit à des cols bleus qui ont garni mon terrain de pancartes à deux occasions, mais c'est tout », se souvient-il.

Cette fois-ci, M. Paquin parle d'un acte d'intimidation. « Ça ne changera d'aucune façon la manière d'assumer mes responsabilités au conseil municipal. De toute façon, je ne sais même pas à quoi c'est relié, alors ça ne fonctionne pas. »

Ce geste survient à peu près au même moment où la mairesse de Sainte-Julie, Suzanne Roy, a été victime d'intimidation quand environ 200 cols bleus de Montréal sont débarqués chez elle pour manifester lundi.

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