Une chicane entre voisins dégénère

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Une chicane entre voisins à Sherbrooke a dégénéré au point que l'un des deux individus a été poursuivi au criminel et a dû vendre sa maison.

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(SHERBROOKE) Une chicane entre voisins à Sherbrooke a dégénéré au point que l'un des deux individus a été poursuivi au criminel et a dû vendre sa maison.

Steve Lapointe de Sherbrooke a bénéficié d'une sentence suspendue de trois ans après avoir reconnu ses torts, mais devra respecter une série de conditions relatives à cette peine au cours des 36 prochains mois.

L'individu de 38 ans a plaidé coupable à l'accusation de méfait d'avoir troublé la paix de ses voisins entre décembre 2013 et octobre 2014.

Adepte de la mécanique, Steve Lapointe répare depuis de nombreuses années des véhicules de tous genres dans le garage attenant à sa résidence.

S'il a maintenu des relations cordiales avec ses voisins pendant une décennie, la situation a dégénéré à partir du moment où il a choisi de ne plus déblayer l'entrée de cour de ses voisins. Lapointe réclamait rétribution en échange de ce service de déblaiement de la neige.

Les plaintes répétées pour bruit excessif se sont multipliées au fil des mois à un point tel où Steve Lapointe a dû s'engager devant le tribunal à ne pas entrer en contact avec ses voisins.

Il a cependant brisé ses conditions en faisant inscrire dans son dos le terme « Trou de cul » qu'il exhibait à ses voisins. Il a aussi installé un mur entre son terrain et celui de ses voisins avec l'inscription « TC » et « 9-1-1 » toujours à l'intention de ses voisins.

La procureure aux poursuites criminelles Me Laïla Belgharras a expliqué que les plaignants avaient accumulé six heures de preuve vidéo pour bruit excessif à toute heure du jour ou de la nuit.

« Il n'y a jamais eu de parole ou de menaces échangées », a précisé Me Belgharras au tribunal.

Si les conséquences ont été psychologiques pour les plaignants, elles ont été matérielles pour l'accusé.

Ce dernier a été contraint notamment de déménager.

« Il n'y a plus de contact entre l'accusé et les plaignants depuis qu'il a déménagé. Les plaignants ne voulaient pas venir témoigner au tribunal. Pour eux, l'important était de ne plus avoir de contact avec l'accusé » a expliqué au tribunal Me Belgharras.

« Le bruit excessif était davantage causé par de l'insouciance que l'intention de les harceler. Pour qu'il y ait chicane de voisins, ça prend deux personnes», a indiqué au tribunal l'avocat de la défense Me Christian Raymond.

Steve Lapointe a mentionné au juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec qu'il avait perdu beaucoup dans cette affaire.

Le juge a suivi la suggestion commune des avocats au dossier et condamné l'individu à une sentence suspendue et à une série de conditions dont la principale est de ne pas entrer en contact avec ses anciens voisins.

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