Marie Rock écope 27 mois de prison

Marie Rock a été condamnée à 27 mois... (Collaboration spéciale, Éric Beaupré)

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Marie Rock a été condamnée à 27 mois de prison pour avoir fait vivre l'enfer à Magaly St-Jacques.

Collaboration spéciale, Éric Beaupré

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Yanick Poisson
La Tribune

(SHERBROOKE) Le juge de la Cour du Québec Eric Vanchestein a condamné Marie Rock à 27 mois de prison pour avoir séquestré et battu Magaly St-Jacques en mars, dans un appartement de la rue Hériot, au centre-ville de Drummondville.

Le magistrat s'est ainsi rendu à une suggestion commune des avocats au dossier tenant compte de la gravité des gestes posés, mais aussi du plaidoyer de culpabilité de l'accusée. Elle devient ainsi la cinquième des six coaccusés dans cette affaire à reconnaître son implication. Avant elle, Mikael St-Arnaud, qui avait joué un rôle moindre, avait été condamné à 17 mois derrière les barreaux.

La victime, Magalie St-Jacques, a eu droit à une visite en enfer de 48 heures entre le 3 et le 5 mars. Enlevée à son domicile de Drummondville, elle a été battue et humiliée avant d'être abandonnée à Montréal.

Selon ce qui a été mis en preuve, quatre des six accusés se sont présentés à son domicile croyant qu'elle les avait dénoncés relativement à une altercation qui avait eu lieu plus tôt dans l'appartement d'en face. Ils ont fait irruption dans son logement et l'ont forcée à exécuter diverses tâches, dont des travaux ménagers afin de l'humilier.

Le groupe l'a ensuite conduite de force au domicile de Dave Riopel et Kathy Métivier. C'est à cet endroit que les sévices se sont aggravés. Mme St-Jacques a été frappée à plusieurs reprises à l'aide d'une tige d'acier et d'une planche de bois sur laquelle on avait planté un clou. Elle a reçu plusieurs coups dans la région du dos et des côtes.

Les accusés l'ont forcée à ramasser son propre sang au sol. Pendant tout le temps où elle a été séquestrée, on l'a maintenue éveillée et on lui a servi de la nourriture pour animaux en guise de repas. Les sévices ont duré deux jours.

Le 5 mars, les malfaiteurs ont mis la jeune St-Jacques dans le coffre d'une voiture et l'ont conduite jusqu'à Montréal, chez un proxénète. Constatant l'état de la victime, le responsable de l'agence d'escorte a informé les suspects qu'il ne pouvait pas l'embaucher.

Elle a ensuite été conduite chez un autre individu, un prénommé Maxime, qui a choisi de la libérer en la laissant dans une station de métro. À cet endroit, la victime a pu appeler des proches et communiquer avec les forces de l'ordre. Ce sont les policiers de la SPVM qui ont lancé l'enquête.

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