Victime et agresseur dans la même école: un périmètre de sécurité est imposé

Le ministère public a profité d'un bris d'ordonnance aux conditions de remise... (Imacom, Jessica Garneau)

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(SHERBROOKE) Le ministère public a profité d'un bris d'ordonnance aux conditions de remise en liberté d'un adolescent pour obtenir une condition supplémentaire pour protéger la victime alléguée de son agresseur étant donné qu'ils fréquentent la même école secondaire de Sherbrooke.

Six chefs d'accusation pèsent contre l'adolescent de 16 ans à la suite d'une escapade nocturne où il aurait tenté de séquestrer une adolescente dans la nuit du 27 au 28 juin dans le secteur Rock Forest.

Depuis le début de l'année scolaire, les deux adolescents continuent de fréquenter la même école secondaire de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS).

La procureure aux poursuites criminelles Me Marie-Ève Lanthier avait demandé au tribunal qu'un périmètre d'interdiction soit établi autour de la victime alléguée d'une affaire de séquestration entre adolescents survenue au début de l'été dernier à Sherbrooke. Cette condition avait été refusée.

Cependant au cours de l'automne, l'accusé aurait brisé la condition de ne pas entrer en contact avec la victime entre le 28 août et le 13 novembre 2015. Le jeune de 16 ans ne pouvait pas communiquer directement ou indirectement, fréquenter ou se trouver en présence physique de la victime selon les conditions de remise en liberté imposées par le tribunal.

C'était à l'accusé de faire demi-tour lorsqu'il apercevait la victime alléguée.

Lors du dépôt de cette accusation jeudi en chambre de la jeunesse de la Cour du Québec, Me Lanthier a demandé au tribunal qu'un périmètre de 10 mètres soit maintenu autour de la victime alléguée.

La juge Monique Lavallée de la Cour du Québec a accordé cette demande la poursuite.

Me Lanthier a aussi avisé le tribunal qu'une requête sera déposée le 1er décembre prochain dans cette affaire.

Des accusations criminelles d'introduction par effraction dans le but d'y commettre un acte criminel, de séquestration, de port de déguisement et de possession d'arme dans un dessein dangereux et de possession d'arme dans le but de commettre une infraction criminelle ont été déposées contre l'individu.

L'adolescent a été arrêté par le Service de police de Sherbrooke quelques minutes après les événements allégués, mais a été remis en liberté sous conditions après son enquête sur remise en liberté.

C'est Me Mélissa Robert de l'aide juridique qui représente l'accusé dans cette affaire.

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