Érika Chartier de retour derrière les barreaux

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(SHERBROOKE) Érika Chartier, qui avait évité la prison continue après son plaidoyer de culpabilité pour avoir secoué violemment un bébé, est détenue depuis mardi dernier.

La femme de 25 ans qui présente des capacités intellectuelles limites ne s'est pas présentée à ses fins de semaine de détention discontinues imposées par le tribunal en avril 2015.

Érika Chartier avait été condamnée pour avoir secoué violemment un enfant de huit mois au point de lui infliger de multiples fractures à l'été 2012 à Danville.

La juge lui avait imposé une peine adaptée à sa condition, soit une sentence suspendue où elle devait purger une peine de 90 jours de fins de semaine, effectuer 240 heures de travaux communautaires et respecter de multiples conditions dans le cadre d'une probation de trois ans.

En début de semaine, la Sûreté du Québec a mis la main au collet d'Érika Chartier pour ne pas avoir respecté les conditions imposées dans sa sentence suspendue.

Son avocate Me Mia Manocchio a reporté le dossier au 7 décembre prochain le temps d'analyser la preuve versée au dossier.

La procureure aux poursuites criminelles Me Isabelle Dorion s'est opposé à la remise en liberté de l'accusé d'ici son retour devant le tribunal.

Sa peine lui avait été imposée pour une affaire où elle avait violenté un bébé.

Référée par une amie, Érika Chartier gardait trois jeunes enfants de cinq ans, vingt mois et huit mois lors des événements survenus entre août et octobre 2012. Dépassée par les pleurs des enfants et après avoir exprimé aux parents qu'elle était à bout de patience, elle avait secoué le bébé de huit mois au point de lui infliger deux fractures à l'avant-bras ainsi qu'une autre au tibia.

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