Une victime et son agresseur fréquentent la même école

Le ministère public avait demandé qu'un périmètre d'interdiction soit établi... (Archives La Tribune, René Marquis)

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(Sherbrooke) Le ministère public avait demandé qu'un périmètre d'interdiction soit établi autour de la victime alléguée d'une affaire de séquestration entre adolescents survenue au début de l'été dernier à Sherbrooke.

Ici Radio-Canada révélait que la victime alléguée et son agresseur présumé continuent de fréquenter la même école secondaire de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS).

La procureure aux poursuites criminelles au dossier Me Marie-Ève Lanthier explique que le juge Érick Vanchestein avait refusé sa requête pour que l'adolescent demeure détenu pour la durée des procédures. Il n'avait pas non plus permis d'établir un périmètre d'interdiction autour de la victime.

« Ce périmètre aurait fait en sorte que les deux adolescents n'auraient pas pu fréquenter la même école. Avec les conditions en place, le fait de fréquenter la même école ne place effectivement pas l'accusé en bris de condition », explique la procureure aux poursuites criminelles au dossier.

Quatre chefs d'accusation pèsent contre l'adolescent de 16 ans à la suite d'une escapade nocturne où il aurait tenté de séquestrer une adolescente dans la nuit du 27 au 28 juin dans le secteur Rock Forest.

Des accusations criminelles d'introduction par effraction dans le but d'y commettre un acte criminel, de séquestration, de possession d'arme dans un dessein dangereux et de possession d'arme dans le but de commettre une infraction criminelle ont été déposées contre l'individu.

L'adolescent a été arrêté par le Service de police de Sherbrooke quelques minutes après les événements allégués, mais a été remis en liberté sous conditions après son enquête sur remise en liberté.

Le jeune de 16 ans ne peut pas communiquer directement ou indirectement, fréquenter ou se trouver en présence physique de la victime selon les conditions de remise en liberté imposées par le tribunal. C'est à l'accusé de faire demi-tour lorsqu'il aperçoit la victime alléguée.

Le directeur général adjoint de la CSRS, Carl Mercier, assure qu'un filet de sécurité a été mis en place pour s'assurer du respect de ces conditions.

« Nous ne pouvions interdire à cet élève de fréquenter son école d'appartenance. Si nous l'avions fait sans jugement du tribunal, nous nous serions placés en infraction relativement à la Loi sur l'instruction publique. Les deux élèves ne se retrouvent pas dans les mêmes cours », explique M. Mercier.

Ce dernier explique que la direction de l'école a appris en début d'année ces événements qui se trouvent présentement en chambre de la jeunesse de la Cour du Québec.

« Personne ne nous avait interpellés avant. Nous assurons la vigilance que nous pouvons dans le cadre des conditions imposées par le tribunal. Nous avons offert tant à la victime qu'à sa mère de nous rencontrer et avons offert tous les outils disponibles », mentionne Carl Mercrier de la CSRS.

C'est Me Mélissa Robert de l'aide juridique qui représente l'accusé dans cette affaire.

Le dossier doit revenir devant le tribunal le 26 novembre prochain.

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