«Ils ont massacré la sculpture de Sylvie Daigle»

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Le sculpteur Pierre Chouinard s'est rendu, mercredi matin, constater l'ampleur des dégâts commis à la statue rendant hommage à la grande athlète Sylvie Daigle devant le palais des sports.

Imacom, Frédéric Côté

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(SHERBROOKE) «Ils ont massacré la sculpture qui rendait hommage à Sylvie Daigle, une grande athlète.»

Le sculpteur Pierre Chouinard s'est rendu sur le plateau Sylvie-Daigle, mercredi matin, pour constater l'ampleur des dégâts commis à la statue trônant devant le palais des sports qui a été la cible des vandales au cours des derniers jours.

Il dénonce le geste gratuit qui a endommagé son oeuvre dévoilée en 2006. Rappelons que le dessus de la tête de la statue, un bras et une partie d'une jambe ont disparu.

«C'est très désolant!, lance-t-il, visiblement aigri. Ils ont brisé un symbole important pour la ville de Sherbrooke ainsi que pour Mme Daigle et sa famille».

«Je voulais voir ça de moi-même sur place. Disons que c'est spécial comme acte de vandalisme.»

Pour M. Chouinard, il sera difficile de réparer les dégâts. «Ça ne se répare pas. C'est du ciment. Il faut l'enlever ou la refaire au complet. J'ai encore le prototype en bois. C'est à la Ville de Sherbrooke à décider de la suite.»

«Nous étions contents du résultat. Les couleurs étaient belles et étaient demeurées belles.»


Pierre Chouinard garde un bon souvenir de la fabrication de la sculpture. «J'avais eu de bons échanges avec les gens de la Ville de Sherbrooke et de l'Université de Sherbrooke. Elle avait été faite en ciment haute performance.»

«Nous étions contents du résultat. Les couleurs étaient belles et étaient demeurées belles. Le ciment haute performance avait permis de la garder en bon état.»

Sa conception avait été assez complexe à l'époque. La sculpture était en trois dimensions. Il a fallu prendre des dispositions particulières pour couler le béton et la placer sur son socle, se souvient l'artiste de Stoke.

On lui avait versé 10 000 $ comme cachet. Il avait mis quelques mois pour concrétiser le projet.

Peu d'indices pour le moment

Du côté du Service de police de Sherbrooke (SPS), on poursuit l'enquête afin de retrouver le ou les auteurs de l'acte de vandalisme commis sur la statue rendant hommage à la grande Olympienne Sylvie Daigle.

Le corps de police détient bien peu d'indices pour le moment. «L'enquête se poursuit. Nous avons des vérifications à faire dans ce dossier», se limite à dire Samuel Giguère, porte-parole du SPS.

C'est un employé de la Ville de Sherbrooke qui a constaté le méfait mardi matin et qui a alerté les autorités. On ne sait pas quand au juste le geste a été commis.

À ce sujet, un résidant d'East Angus a communiqué avec La Tribune pour ajouter une information. Selon Patrick Roy, la sculpture était endommagée samedi matin. «Je suis passé à côté à pied avec mes enfants. Mon garçon m'a fait remarquer qu'elle avait été endommagée.»

«C'est dommage qu'on cause du vandalisme à des installations comme celle-là, affirme-t-il au téléphone. Les villes investissent pour rendre hommage aux personnalités marquantes pour leur histoire. C'est plate de constater des dégâts comme ceux-là.»

Le SPS ne fait pas de lien pour le moment avec d'autres actes de vandalisme commis sur des abribus dans la nuit de jeudi à vendredi dernier.

Dans les deux cas, il a fallu avoir recours à un outil pour commettre le méfait, souligne M. Ducharme. «Ça prend comme une masse ou un marteau. Dans les deux cas, ça ne se fait pas à coups de pied», dit-il.

«Ça reste des méfaits commis sur des biens publics.»

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