Les ados invités à «penser avant de publier»

Constatant une augmentation marquée du nombre d'écarts de conduite en matière... (Archives La Tribune, Jocelyn Riendeau)

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Yanick Poisson
La Tribune

(VICTORIAVILLE) Constatant une augmentation marquée du nombre d'écarts de conduite en matière de harcèlement et de pornographie juvénile, l'organisme de justice alternative Pacte Bois-Francs a lancé, mardi, le projet « Penses-y avant de publier » visant la sensibilisation des contrevenants et une approche médiatrice de la situation.

« La procédure actuelle suggère que l'on punisse les fautifs et qu'on espère que ces réprimandes servent de leçons. Dans certains cas, ça fonctionne, mais dans plusieurs autres, il nous semble important de prendre du temps avec chaque personne concernée afin de répondre le mieux possible aux besoins de chacun », explique la directrice de Pacte Bois-Francs, Michèle Gariépy.

En collaboration avec la Sûreté du Québec et la Commission scolaire des Bois-Francs, l'organisme a créé des outils, dont un chevalet de 14 pages destiné aux intervenants oeuvrant auprès des adolescents. Cet outil, publié à quelques 200 exemplaires, a pour objectif de sensibiliser les intervenants à la cybercriminalité et de suggérer comment agir lorsqu'un crime de cette nature est commis.

« À cet âge, le seul fait de partager la photo de sa copine à ses relations constitue un acte de diffusion de pornographie juvénile, fait remarquer la directrice. Les jeunes ne sont pas conscients de la portée de leurs actes, il est important de les sensibiliser », ajoute-t-elle.

Au cours des prochaines semaines, Pacte Bois-Francs rencontrera les principaux intervenants des MRC d'Arthabaska et de l'Érable afin de leur offrir une formation sur le projet. Des ateliers seront également dispensés à l'intérieur du cours d'éthique et culture religieuse des écoles Sainte-Marie (Princeville), Monique-Proulx (Warwick) et La Fermentière (Warwick). Les élèves des autres établissements de la CSBF participeront à cet atelier dans un deuxième temps.On explique notamment cette montée de la cybercriminalité par un accès généralisé à internet par l'entremise d'appareils mobiles. Quelques mois de travail et d'innombrables rencontres de consultation ont été nécessaires pour la préparation du projet.

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